Réservoir

Interview de "JEROME CHICARD" Moucheur et monteur passionné

Pour cette nouvelle interview, je vous emmène en Auvergne, à la rencontre  d’un pêcheur à la mouche passionné et monteur surdoué. Ce pêcheur s’appelle Jérôme CHICARD, un nom que beaucoup connaissent depuis quelques années, dû à sa passion pour le montage de mouches qu’il partage sur Facebook. Je vous laisse découvrir ce pêcheur au grand cœur, qui manie aussi bien le fouet que l’étau avec talent.

Salut Jérôme, peux-tu nous faire une petite présentation ?

Bonjour, je m'appelle Jérôme CHICARD, j'ai 32 ans et je travail en sécurité incendie. Je pêche à la mouche depuis 9 ans.

Comment t’es venu cette passion pour la pêche à la mouche ?

La passion pour la pêche en général, je la dois à mon père qui m'a donné le virus à l'âge de 10 ans j'allais avec lui au bord de l'eau. Au début, j'ai commencé par la pêche au coup dans l'Allier vers chez ma grand mère, tout les étés, je passais mes vacances auprès d'elle pour pouvoir avec mes petites bottes aller à la pêche, j’y allais chaque jours. Ensuite, plus tard mon père m'a initié au toc, il m'a montré une fois comment il fallait faire, puis il m'a laissé me débrouiller tout seul. Il avait un caractère assez dur, mais qui au final m'a beaucoup apporté, je le remercie de tout mon cœur. Au début ce n’était pas facile pour moi d'apprendre à lire une rivière, il m'a fallu un peu de temps. Après quelques années je voulais changer de technique, il m'a appris à pêcher à la cuillère, très bonne technique pour apprendre la précision, puis un jour j'ai aperçu un moucheur et le déclic est venu, il fallait que je pêche avec cette technique, pour moi il en était indispensable. A l'âge de 20 ans je fais la connaissance par hasard d'un gars qui depuis est mon ami et à qui je dois beaucoup. Je débute alors dans la mouche pas sûr de moi, pas le geste, on a tout fais ensemble, je tenais à le remercier, son nom c'est Olivier BARLET. Un super pêcheur et un excellent monteur, on a appris à monter nos premières mouches ensemble, certes au début ce n'était pas terrible mais on prenait du poisson donc on était ravis. Depuis, j'ai fais de très belles rencontres des amis des vrais, qui encore aujourd'hui m'apportent beaucoup, je tenais à le souligner également.

Tu as la chance d’habiter en Auvergne dans une région magnifique pour la pêche, peux-tu nous dire quelques mots sur les rivières que tu pratiques canne en main ?

Il est vrai que j'ai de la chance d'habiter dans une magnifique région, où il y a beaucoup de rivières, d’étangs et aussi de nombreux lacs. Je pêche presque toutes les rivières de ma région, selon mes envies, j'ai débuté la pêche sur une rivière qui est chère à mon cœur, la haute Dordogne, cette rivière m'a fait et me fait rêver avec ces méandres dans les prés, ces belles gorges encaissées, un jour si tu viens Mika je te la ferai découvrir, tu ne seras pas déçu. Ensuite, il y a la Sioule que j'affectionne beaucoup aussi, la basse au niveau de Châteauneuf les bains et la haute pour ces éclosions de mouche de mai « quel spectacle ». J’aime beaucoup aussi la Dore du coté du forez, l'Alagnon, les Couzes. Je pars aussi dans d’autres départements plus loin pour pratiquer ma passion, haute Loire, Cantal, et la Lozère avec la belle comme je l'appelle (la Dordogne).

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Jérôme en pleine prospection sur l'Allier

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Une belle de la Dordogne

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Sur le Lot en Lozère

La pêche à la mouche se compose de plusieurs techniques, lesquelles affectionnes-tu le plus ?

Il y en a deux, tout d'abord comme tout bon moucheur qui se respecte, la sèche c’est celle qui te procure le plus de frisson lorsque le poisson monte sur ton imitation que tu avais fait la veille. Justement en pensant et imaginant le poisson venir la saisir, la sèche est la technique à la mouche que tout débutant qui se respecte devrait commencer avant de s’attaquer à d'autres techniques comme la nymphe ou la noyée. La pêche en sèche permet de voir et comprendre les dérives, d'éviter le dragage parce qu'on le voit sur l'eau. Le même phénomène se produit en nymphe par exemple, sauf qu'on ne le voit pas. Ensuite j'aime beaucoup la sèche /nymphe, c'est à dire une mouche témoin ( tabanas pour moi ) cette mouche à deux fonctions. Elle pêche et permet de repérer les touches lorsque les poissons prennent la nymphe dessous, certains puristes diront que c'est de la pêche au bouchon, je ne suis pas tout à fait d'accord, car on peut pendre du poisson sur cette mouche « un bouchon non ». Voilà les deux méthodes que j'affectionne le plus.

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En pleine dérive sur la Dore

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Le Tabanas à Jérôme qui lui sert de mouche témoin

Pour ceux qui te connaissent un peu, tu as une autre grande passion qui est le montage de mouches artificielles que tu réalises avec beaucoup de talent, qu’est-ce qui te pousse à te mettre à l’étau?

Ce qui me pousse à l’étau c’est l’envie de toujours faire mieux, de me perfectionner sur différentes techniques de montage. En étant sur un réseau social où j'ai beaucoup de connaissances, de nombreuses personnes m’apportent énormément, parmi eux d'excellents monteurs comme Cyril BAILLY ou mon ami Benoit LEDOYEN qui me donne beaucoup de conseils lorsque j'en ai besoin et je tenais d’ailleurs à le remercier. Puis la chose la plus importante je pense, c'est d'améliorer ces montages en ne changeant pas la technique, mais plus tôt le choix des matériaux qui sont très nombreux et d'imaginer d'autres modèles qui pourraient apporter le « petit plus » lorsque je pêche.

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Depuis que je t’ai découvert sur la toile, ce qui m’impressionne le plus c’est la diversité de modèles que tu montes chaque jour. Comme la plupart des moucheurs, j’imagine qu’au bord de l’eau tu as des modèles fétiches. Pourrais-tu nous donner trois modèles de sèches et nymphes, qui sont incontournables dans tes boites ?

Tout d'abord je tiens à te remercier pour le compliment, mes trois modèles fétiches sont l'incontournable oreille de lièvre, des montages parachutes, je pêche beaucoup avec ce genre de mouche qui pour moi sont plus pêchant, flottaison basse. Ensuite il y a mon fameux Tabanas, qui peut être utilisé en sedge montage parachute seul ou en mouche témoin. Pour les nymphes, la Pheasant tail (toute taille, poids et couleur de billes) ou encore les nymphes en poils de lièvre et le porte bois.

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Six modèles incontournables dans les boîtes de Jérôme

Beaucoup de personnes suivent tes montages sur les réseaux sociaux, où tu n’es pas avare de conseil, n’as-tu jamais envisagé de monter un blog ou une boutique en ligne, pour partager tes mouches avec le plus grand nombre ?

Si je voudrais créer un blog, mais je ne suis pas assez calé en informatique, mais pourquoi pas (à réfléchir). En ce qui concerne la boutique en ligne, non je ne vends pas mes mouches, ils existent assez de professionnels sur le marché qui le font très bien.

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Quelques échantillions de son talent pour le montage

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En début d’année tu as participé à la finale du championnat de France de montage de mouche artificielle qui se déroulait au salon de Clermont-Ferrand, où tu finis brillamment vice-champion de France. Peux-tu nous expliquer comment se déroule ce genre de compétition ?

Tout d'abord, il faut participer à la manche de sélection qui à lieu l'année d'avant, afin de pouvoir peut être se qualifier pour la grande finale. La manche qualificative est identique à la finale sur le déroulement. Ensuite à un mois environ de la finale, on reçoit la liste des mouches à monter le jour J, il y a 4 mouches à monter parmi celles-ci, une mouche tirée au sort parmi huit modèles, ensuite deux mouches cadrées avec des matériaux imposés et ensuite la mouche libre, chaque manche dure 30 minutes, bien sûr il faut s'entrainer avant la finale, afin d'avoir les automatismes le jour de la compétition. Sans oublier de bien préparer sont matériel pour chaque mouche montée, pour éviter de perdre du temps qui peut être indispensable à la fin. On tire alors un numéro au sort et on pose nos mouches sur le socle et le jury vote selon différents critères :

- 20 points pour la technicité
- 20 points pour le choix des matériaux
- 20 points pour l'esthétique
- 40 points pour la pêchabilité (ce qui reste le plus important)

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En pleine concentration lors de la finale du championnat de France

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Aujourd’hui tes montages sont devenus des modèles de référence pour beaucoup de moucheurs, j’imagine que de ton côté tu as des monteurs qui t’inspirent au quotidien ?

Oui il y en a pas mal, ceux qui sortent du lot notamment sont par exemple Cyril BAILLY ou encore mon ami Benoit LEDOYEN (une belle rencontre pour moi), Xavier BASTARD ROSSET, David SEGUIN, Alexis DUPUIS, Jérôme LEONARD pour les français. Il y a aussi les monteurs étrangers, le plus grand pour moi c’est Davie MAC PHAIL et beaucoup d'autres, moi je me régale sur les réseaux sociaux avec tous ces monteurs talentueux.

Je sais que pour toi la pêche rime avec partage et transmission de savoir, qu’elles sont les rencontres les plus enrichissantes que tu aies pu faire ?

Ceux avec qui je pêche souvent, ils se reconnaitront (Stéphane CORRE notamment), qui habite vers chez moi. Que ce soit en rivière ou en réservoir, on a tout le temps des trucs, des astuces à apprendre, on s'aide, on partage des choses souvent, que ce soit niveau technique ou montage de mouche.

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En plein combat sur le Lac de Landie avec Stéphane

Une nouvelle saison approche, as-tu des projets pour cette nouvelle saison ou des rêves pour le futur ?

Oui j'ai des projets, passer mon diplôme d'initiateur pour transmettre mes connaissances et continuer à partager mes montages avec le plus grand nombre. Et aussi de pêcher des endroits encore inconnus pour moi en France, pourquoi pas venir chez toi pour partager tes belles rivières à tes côtés.

Pour terminer, as-tu une anecdote ou un beau souvenir que tu as eu au bord de l’eau à nous faire partager?

J'ai beaucoup d'anecdotes, des choses qui se sont passées au bord de l'eau, mais ce qui restera gravé dans ma mémoire c'est cette énorme truite que je casse sur la Dore, il y a deux ans. A l'époque mon épuisette était trop petite, elle m'a fait un rush en aval, passée sous des branches, je courrais derrière elle, je pris alors un bain, pour au final perdre ce poisson. Dommage mais c'est aussi ça la pêche, des anecdotes, des souvenirs, des combats où parfois le pêcheur n'est pas tout le temps gagnant. (Rire)

Jérôme, merci de ta gentillesse et d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, ça m’a vraiment fait plaisir de faire cette interview avec toi. J’espère te rencontrer très bientôt dans ta belle région pour partager notre passion et je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle saison.

C’est moi qui te remercie, pour cette interview qui m’a permis de parler de ma passion. A bientôt avec plaisir Mickaël, l'Auvergne t'accueillera avec grand plaisir.


J’accueille maintenant Stéphane CORRE, avec qui Jérôme partage les berges depuis de nombreuses années.

Salut Stéphane, je sais que l’exercice est difficile, mais si tu devais résumer Jérôme en quelques mots?

Lorsque Mickaël, tu m’as demandé d’écrire quelques lignes pour décrire Jérôme, l’un des premiers mots qui me soit venu à l’esprit fut : Passionné. Notre Jéjé est homme à transpirer la pêche à la mouche. Il s’enflamme, s’enthousiasme, s’agace. L’excessivité qui convient à la passion. Au fil de nos sorties et des années, j’ai vu Jérôme devenir un pêcheur accompli. Le pêcheur d’ablette a laissé place à un pratiquant polyvalent capable d’aller aussi bien à la rencontre d’une belle truite de nos rivières auvergnates ,que de répondre au défis d’une arc en réservoir ou même encore de traquer Maitre exos au plan d’eau du Mas. Seul peut être ce satané sandre résiste à ces assauts mais j’en suis sur, 2015 lui offrira cette belle récompense, s’il accepte de ne pas jouer de modestie.

Car l’homme doute parfois, manque de confiance, convaincu de n’être pas à la hauteur. Pourtant je connais une belle aguabonita du lac de Landie qui se rappelle encore de sa venue. Cette magnifique truite jaune aura résumé l’un de nos plus beaux moments de pêche durant l’année 2014. La complémentarité dans le geste, je fus les yeux, il fut la main d’un instant ou seul le hurlement de Jéjé vint perturber le calme. La fierté d’un coup de ligne magique, comme la fierté d’un titre de vice-champion de France de montage de mouche qu’il aura bien mérité tant il consacre du temps et du travail à ce volet de notre pratique. Mais au-delà de tout cela, Jérôme est avant tout homme d’échange et de partage à l’image de sa volonté à consacrer du temps au débutant comme il le fait sur son groupe Facebook « step by step ». Rares sont encore les personnes qui donnent sans contrepartie. Jérôme appartient à cela. Respectueux de la nature, attentionné et inquiet de l’état de nos rivières, je reste convaincu que les années qui arrivent feront de lui un véritable acteur de leur protection. Pour conclure, quelques années nous séparent pourtant la passion nous rapprochent. Une passion qui nous conduira encore en 2015 sur les bords de la Sioule, à la découverte des rivières de Lozère et dans bien d’autres endroits encore, alors vivement l’ouverture…

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Une belle Aguabonita qui a craqué pour une mouche à Jérôme

N’hésitez pas à venir découvrir le groupe « step by step » sur Facebook, que vous soyez débutant ou monteur confirmé. Vous découvrirez des fiches de montages étape par étape notamment celles de Jérôme et d’autres monteurs.

Je dois aussi vous conseiller de découvrir le blog de Stéphane (Auvergne Passion Mouche), qui fait partis des quelques blogs que je suis toute l’année. Le blog de référence pour la pêche à la mouche en Auvergne selon moi. http://auvergnepassionmouche.fr/

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Opération nez rouge au Réservoir de Rumilly avec Tof

Après une sortie la veille sur le réservoir de Barouchat, où j’étais passé complètement à travers, trop peu d’activité à mon goût. Même si Julien sans était vraiment bien sortie au streamer, cette journée niveau pêche m’avait laissé un goût amer. Tof par contre avait fait sa première truite en réservoir au Tenkara. Le lendemain j’avais plutôt prévu une journée repos, au programme ménage, lessive… Une belle journée en perspective quoi !!!

Mais c’était sans compter sur le Tof, qui a du rêver de sa truite toute la nuit, du coup petit coup de fil de sa part en fin de matinée. Il me propose de monter une opération commando sur le tout nouveau réservoir de Rumilly. Arrivés à 13h30 on pêchera tout juste 4h, mais ça suffira pour découvrir le potentiel de ce nouveau plan d’eau.

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En mode monchu*

La pêche se fera à vue tout l’après-midi, pour ma part j’enchainerais les poissons en sèche, nymphe et streamer, pas d’énormes poissons mais beaucoup de plaisir. Les truites sont très combatives et de qualité, pas du tout abîmées comme on peu trouver sur certain plan d’eau. Tof de son côté fera ses premières truites en barque au Tenkara, j’étais un peu sceptique sur cette technique en réservoir, mais faut reconnaitre que c’est possible. Pas de gros poissons pour lui, mais bon une +40 au Tenkara ça pousse quand même, il était heureux comme un gamin.


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Le tof un mec en or, toujours prêt à déconner

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Un des poissons à Tof prit au Tenkara, chapeau l'artisteRigolant

Un bel après-midi au final, où on a vraiment bien rigolé, on y a envoyé du lourd dans la déconne, y a du gros dossier. Mais on gardera ça pour nous, même si j’ai déjà plus de réputation de mon côté, Tof en a encore un peu, enfin si il continu à pêcher avec moi ça va pas durer longtemps. Bon aller je vous en donne un échantillon. Il est 17h30, il est temps de rentrer, on est au milieu du lac, on se met en mode ramage façon paddle chacun d’un côté. Au bout de 100 mètres, Tof m’insulte de tous les noms car apparemment je ramais mal, effectivement on n’avançait pas beaucoup, jusqu’au moment ou on n’avançait plus, on reculait. On avait oublié de relever l’ancre, les boulets !!!

Enfin on peut vous dire que le fond du lac est propre !!!Clin d'œil

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Pour ce qui concerne le réservoir en lui-même, je dois avouer que j’étais assez sceptique avant d’y aller. L’ancien plan d’eau était pour ma part pas du tout adapté à la pêche à la mouche, trop petit, trop d’arbre et une mauvaise gestion au cours de la saison. Mais pour ce nouveau plan d’eau bien plus grand, je dois reconnaitre que j’ai eu tord, comme quoi la critique est facile. On est sur quelque chose de nouveau et complètement différent, les barques sont de qualité, les poissons aussi et surtout très bien répartis sur le plan d’eau, ce qui est un point fort pour ma part. Pour ceux qui connaissent la mythique anse de Barouchat, on n’est pas du tout sur la même pêche. L’eau est un peu teintée, mais ça ne gène pas du tout au niveau de la pêche et surtout ça n’a pas l’air de déranger les poissons, qui sont en pleine forme. Les premières gelées amélioreront d’ailleurs les conditions de pêche. Au niveau des poissons on y trouve pour l’instant que des truites Arc-en-ciel, même si les poissons trophée ne sont pas nombreux, la densité est très bonne, là est le plus important, il y aura d’ailleurs des lâchés régulièrement.

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Une des belles robes de l'après-midi

Le site est gérée par l’AAPPMA de l’Albanais qui est souvent critiqué sur certaine chose, j’en fais aussi parti je dois le reconnaitre, mais forcé de constater que la Fédération de Haute-Savoie ne fait pas grand-chose pour nous les pêcheurs à la mouche lors de la période hivernale. Ce genre de réservoir manquait dans le coin même si on avait déjà Barouchat et Arenthon, dans la région d’Annecy c’était le néant.

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 Quelques vues du plan d'eau

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Pour finir, j’ai surtout senti une équipe qui a envie de bien faire, avec l’appui de Sylvain BILLOT (Guide de pêche) qui gère le réservoir, l’accueil est très bon. Vous y trouverez un local, où vous pourrez prendre une boisson et bientôt des repas chauds, vous avez aussi la possibilité de louer des float tubes. On pourra aussi très prochainement, prendre un permis à la demi-journée. Il y a aussi de beaux projets en perspective qui vont arriver, comme cette barque pour les personnes à mobilité réduite ou encore un ponton qui permettra la pêche du bord. Peut être que dans quelques saisons, le réservoir de Rumilly sera une référence, qui sait ! Alors courrez découvrir ce nouveau réservoir et encore un grand bravo à l’équipe de l’Albanais, continuez comme ça les gars !!!


Pour plus d’information sur le réservoir de Rumilly, tarifs, conditions de pêche cette ici : http://www.reservoirmouchederumilly.fr/

 

Un Monchu*: Un touriste ridicule. En patois savoyard, monchu signifie "monsieur ". C’est ainsi que les montagnards du siècle dernier surnommaient les riches parisiens qui venaient   prendre l’air en altitude.

 


Opération nez rouge numéro 2, à découvrir sur le site de Mig Fly Fishing

http://migflyfishing.wordpress.com/

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Retour à Barouchat

Enfin le retour au bord de l’eau, plus d’un mois que je n’avais pas mis la canne dans la main, ça commençait à piquer un peu. Du coup j’organise une petite sortie à Barouchat (Réservoir à Bourgneuf en Savoie) avec Brizon. Ca faisait depuis le mois de Juin qu’on n’avait pas pêché ensemble, c’est toujours un plaisir de le retrouver le « gamin » pour notre première sortie de la saison en réservoir.

Arrivés sur les lieux à l’aube, première bonne surprise on est les premier, ce sera quasiment le cas toute la journée, avec une fréquentation de pêcheurs, très faible. Ce qui est assez rare pour ce plan d’eau, où la fréquentation est très élevée. Niveau pêche le point négatif est toujours le même pour Barouchat, c’est la mauvaise répartition des poissons, comme d’habitude les fishs sont regroupés dans l’anse au fond du réservoir. La pêche est donc moins attrayante à mon goût, autre point négatif comparer à la saison dernière c’est la taille des poissons qui à nettement diminuée, surtout pour les Aguabonita. Je vous rassure, il reste toujours des belles pièces, mais moins nombreuses.

La preuve en image


Aux niveaux des points positifs, c’est une grosse activité de surfaces dès le matin, qui nous permettra de nous régaler en sèche, assez surprenant à cette période. Les poissons s’enchainent pendant 2 heures, un vrai régale, puis l’activité baisse d’un coup. On pêchera le reste de la journée entre deux eaux, avec des nymphes pour ma part et des streamers pour Brizon, avec de très bons résultats.

L' atmosphère envoûtante du matin 

Une belle bleue du matinBrizon avec une des nombreuses bleue de la journée

La taille des poissons pris dans la journée, tourne autour des 40/50 cm, je t’apperai deux jolis poissons de plus de 60 cm en nymphe à vue et Brizon décrochera le poisson de la journée. Une Arc-en-ciel monstrueuse, estimée aux alentours des 80 cm. On finira par un joli coup du soir en sèche, avec une grosse activité de surface qui nous poussera à pêcher jusqu'à l’obscurité.

Une bûche de l'après-midi 

Une belle truite prise par Brizon avec une Mulétor Rose de chez "La boite à Mouche". La mouche de la journée

Encore une belle journée, avec 10 heures de pêche passées avec l’ami Brizon qui se termine. A refaire très vite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Esturgeon d’un mètre à la mouche

De passage dans le Gard pour la fin des vacances, où j’ai très peu pêché. La canne commençait à être en manque dans le coffre de la voiture. Du coup pour la soulager, je décide de lui préparer une sortie sur un petit réservoir que j’avais découvert au printemps. Un lieu vraiment sympa, où je mettais éclaté en sèche sur de belles truites combatives. Cette première sortie m’avait permis de découvrir que le réservoir contenait trois beaux esturgeons d’un mètre, par crainte d’abimer le matos je n’avais pas osé les tenter. Le propriétaire du site m’avait dit que trois pêcheurs avaient déjà réussi à en ferrer, mais sans jamais arriver à en sortir un. Je mettais alors promis d’y retourner pour essayer dans faire un, chose dite chose faite. .Me voilà arrivé sur le site, je découvre alors que l’eau est vraiment teintée, du apparemment aux carpes qui fouillent le fond, la pêche à vue va donc s’annoncer compliquer. Je pêche une bonne heure en nymphe, sèche, sur les quelques poissons que je vois en surface, avec de bons résultats. J’aperçois de temps en temps des grosses taches noires collées sur le fond qui se déplacent, ça sent le caviar. .

Je décide de monter une grosse nymphe lourde, après plusieurs tentatives, sans résultat. Ils sont malins les bougres, j’avais surtout du mal à voir ma nymphe, vu la couleur de l’eau, des fois je ne savais pas si je lançais devant la gueule ou la queue du poisson. Le bordel quoi !!!

Je retourne alors m’amuser sur quelques truites sur l’îlot centrale du réservoir, jusqu’au moment où j’aperçois un gros esturgeon le long de la berge d’en face, l’eau est plus clair. C’est ma chance, j’enfile vite une pointe en 16 ct, oui je sais c’est un peu léger, mais c’est le plus gros que j’avais… J’opte pour un streamer assez fin mais lourd, je lance alors à trois mètres devant le poisson à l’endroit où j’espère qu’il passera. Le streamer se pose sur le fond, le poisson arrive pile dessus, petite animation, aspiration, ferrage, pendu, non de dieu !!!

Sans suit un rush de dingue, je me dis alors qu’avec ma pauvre 9 pieds soie de 5, je ne pèse pas lourd, va falloir vite abréger le combat. Le problème c’est que mon épuisette est bien évidemment trop petite et le seul moyen de le sortir à la main est de l’emmener dans l’anse, au fond du réservoir. Va falloir ruser, j’arrive tant bien que mal à lui faire prendre la bonne direction. Et au moment où je suis sur la passerelle pour retourner de l’autre côté, il en profite pour passer dessous. Je suis coincé comme un con sur la passerelle, la soie file entièrement dessous, je le bride à mort, la canne est à la limite de la rupture. Après quelques secondes, qui durent des minutes, il décide enfin de faire demi-tour. Cette fois je peux enfin traverser sans encombre.

.La fameuse passerelle

Il reste un dernier obstacle à passer, une barque qui sert à laver le fond du réservoir muni de griffe, aie, aie !!! Au vu de la barque, il essaie de s’enfiler dessous, je suis obliger de monter dessus pour lui en dissuader, sans suis une belle chandelle, pas content le coco. Il a alors la bonne idée d’aller se coller au fond de l’anse, seul problème la barque se casse avec moi dessus. Je tente alors un triple saut à la Teddy TAMGHO, qui me sauve d’un voyage au milieu du plan d’eau. .

A gauche, la barque où il a voulu me la faire à l'envers

Me voilà enfin dans l’anse, je le bride toujours comme un fou, j’ai franchement l’impression d’être accroché à un Saint Bernard avec une laisse pour yorkshire. Pendant plusieurs minutes, il suce le fond comme un barbeau en essayant de filer dans les roseaux. Et subitement, il dépose les armes, je l’emmène tant bien que mal près du bord, il est cuit. Au moment où je le sors de l’eau, le streamer se décroche tout seul, ouf c’était limite. Il m’en aura fait voir de toutes les couleurs, j’ai eu beaucoup de chance de le sortir, vu le matos que j’avais entre les mains. Du pur bonheur, un poisson magnifique, mon premier esturgeon, métré en plus, après quelques photos je le remets vite dans son élément..

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Pour se rendre compte de la puissance du poisson, y'a cas voir la taille de la nageoire pectorale

.Une vrai tête de dinosaure

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L’après midi se termine après ces belles émotions et la rencontre de Rémy LOYE, un pêcheur d’une grande gentillesse, rencontré auparavant sur les réseaux sociaux, le monde est petit.

Les vacances se terminent bien, il est temps de rentrer dans la Yaute…

 

 

 

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