Toc en nymphe

Les rivières acariâtres du début de saison

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Première adipeuse de la saison sur le Fier

Un début humide, voir catastrophique sur le plan pêche et oui déjà trois mois que la saison en première catégorie a commencé. Entre neige tardive (23 Mai à 1300 mètres), pluie et fonte interminable, le début de cette saison se résume à une grosse et longue agonie pour le pêcheur à la mouche qui attend que les rivières deviennent à peu près praticables. Je dois reconnaitre que les pêcheurs au fouet par chez moi qui pêche de Mars à Octobre à la mouche deviennent aussi rare que l’activité de surface. Après trois années de suite sans avoir un vrai mois de Mai digne de ce nom, je comprends que certains changent de technique, voir migrent sur d’autres départements limitrophes comme le Jura. De mon côté, j’ai l’avantage de bien connaitre de nombreuses rivières qui me font rêver, de ce fait je ne peux me résigner à laisser mon fouet à la maison. Je dois aussi avouer que j’adore ces conditions difficiles où chaque sortie réserve de bonnes surprises à celui qui se donne le droit de croire à ses rêves, en voici quelques uns depuis l’ouverture du bal Mars: 

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Lueur du jour sur une belle rivière du coin

;Après un nombre incalculable de gros poissons décrochés notamment une +60, enfin un premier beau poisson sur la Fillière

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;Si l' eau de neige n'est pas bonne pour la pêche, ce n'est pas le cas pour la photo

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 "Il est 19h, j'attaque à l'ombre une veine à 15 mètres en nymphe, l'eau de fonte gonfle la rivière. Une seule dérive décidera cette belle Autochtone du Fier, le combat dans le bouillon pleine aval restera un souvenir magique, comme la robe de la truite. Comme souvent un beau poisson arrive au moment où tu t'y attend le moins" 

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HPas de manque d'eau en ce début de saison, une bonne chose pour les rivières et pour la prise de photo, plus compliqué pour la pêche

.La reine du début d'année la Brune de Mars (March Brown), beaucoup d'insectes ces trois premiers mois, c'est un peu le paradoxe au vue des niveaux d'eau qui resteront hauts et qui empêchent l'activitée de surface

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Une des rares truites prise en sèche en ce début saison

. Après les dégâts engendrés par la crue dans la vallée de Montremont (09/09/2014) et la grosse crue vicennale (01/05/2015), le secteur de la plaine d'Alex sur le Fier a énormément souffert.Un très beau spécimen de barbeau, un poisson puissant qui procure des sensations folles avec une canne à mouche

."Dans une cassure après un fort courant je décroche deux poissons, au bout de trois heures de pêche je redescends sur la cassure retenter ma chance. Comme quoi il faut toujours y croire"

/Une sortie difficile sur la Menoge avec Mig, grace à un nouveau modèle de nymphe je me sors d'une bredouille certaine

/Un après-midi où les conditions semblaient bonnes, pourtant je toucherais qu'un seul poisson. Le nombre important de crue on permis aux truites de se gaver, du coup les poissons sortent très peu

//J'ai rarement vu un taux de graciation aussi élevé à cette époque, certains poissons deviennent difformes comme cette truite du Nom

;Arvi'pa pour de nouvelles aventures dans la Yaute

 

Jérôme découvre le Toc à la Nymphe

Je reçois énormément de messages de pêcheurs, qui s’interrogent sur cette technique, nouvelle pour beaucoup. J’essaie toujours de répondre au mieux, à toutes les questions posées, même si ce n’est pas toujours évident, c’est plus simple d’expliquer la bonne dérive au bord de l’eau que devant un écran d’ordinateur. Je rencontre pas mal de pêcheurs chaque saison, pour leur montrer cette technique, très efficace.

C’est donc comme ça que j’ai fais la rencontre de Jérôme, pêcheur à la mouche et au leurre confirmé, qui se posait beaucoup de questions sur cette pêche, j’ai alors organisé un petit après-midi pour lui. Pour lui donner des réponses à ses questions et aussi lui permettre d’être autonome avec cette technique. Il se posait aussi une autre question, comment j’arrivais à prendre des barbeaux juste en bas de chez lui, alors qu’il n’en avait jamais aperçu. La rencontre se fis donc au pied de sa terrasse, avec pour objectif lui faire prendre un barbus au Toc en nymphe. Les premières minutes sont consacrées à l’aspect du montage, choix du nylon, canne, moulinet, potence, nymphe à utilisés. Les questions fusent : « Pourquoi tu n’utilises pas de plombs, quel indicateur de ligne utilises-tu… »

Ensuite on passe à la partie dérive, je lui montre les différentes possibilités, la tenue de la canne…

Je le laisse se faire la main avec ma canne sur un petit lisse en contre bas. Puis je lui dis qu’on va passer aux choses sérieuses. Les barbeaux sont ici, entre le bloc et la veine d’eau, je le sens très sceptique à ce moment là. Je lui reprends la canne et lui montre la bonne dérive à effectuer. S’ensuit un ferrage, je lui passe alors la canne. Je le sens un peu perdu avec cette nouvelle canne plus longue et se bougre de barbeau  lui fait la misère. Je lui reprends la canne pour lui rectifier la tenue du poisson, mais il se décroche. Arrfff !!!

On débriefe le coup de ligne, il est très étonné car il n’a pas du tout vu la touche. Je recommence alors, dérive, ferrage, je lui repasse la canne et le laisse se débrouiller, malheureusement le poisson se décroche de nouveau. Je le laisse alors faire les dérives lui-même, après quelques minutes, ferrage, bagarre de fou, épuisage d’un joli barbeau. Je le sens très heureux, il est surpris par le flux d’émotions que se poisson lui à procuré avec cette technique. Il devient alors plus a l’aise, après quelques décrochés, il enchaine les poissons avec beaucoup de facilité et de plaisir.

.Pliage de carbone

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Un pêcheur heureux

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On essaiera aussi de faire sortir Dame Fario, mais elle n’a pas voulu jouer avec nous cet après-midi là. Il y a aussi eu cette touche rocambolesque, où Jérôme casse sur un poisson quelques minutes avant, le barbeau part avec tout, rigoletto, nymphe. Je reprends alors la canne et sur une touche bizarre, je ferre. Je me rends contre très vite que je n’ai pas ferré le poisson mais mon rigoletto de tout à l’heure. Avec la main je récupère le nylon et le poisson se décroche, mais cette fois sans nymphe et rigoletto. Un fou rire s’ensuit avec Jérôme, sur ce coup de ligne improbable.

.Un petit barbus pour moi en fin de journée

La nuit tombe, sur une belle rencontre avec un mec vraiment gentil et une très bonne mentalité, on projette déjà de faire une autre sortie ensemble. Affaire à suivre !!!

 

 

 

 

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