No-Kill

Une idée, un fantasme, une réalité

Octobre sonne le clap de fin de chaque saison chez nous, si l’on m’avait dit que cette année je pêcherais ses dix derniers jours  exclusivement en sèche, je ne l’aurai pas cru une seconde. Il faut bien reconnaitre qu’après un printemps très pluvieux et des rivières en étiage sévère depuis début Juillet, des insectes qui n’étaient  pas à la fête. On aurait pu imaginer une fin de saison des plus difficiles. En septembre, les niveaux d’eau étaient au plus bas pour l’époque mais la température de l’eau était excellente et les truites avaient un taux de graciation exceptionnel. Certain cours d’eau était quand même en souffrance comme la Fillière, les Usses ou encore la Menoge, le type de rivière que je me défends de pêcher à cette période, préférant laisser les poissons tranquilles.

Je passe donc ces dix derniers jours, sur deux rivières Alpines, l’une située en montagne où les veines d’eau sont encore bien oxygénées et l’autre en plaine sur des secteurs bien défini. Au vue des niveaux bas, la sèche était la technique reine pour traquer ces derniers poissons de l’année, fallait-il encore que les coquines dédaignent  sortir, ce fût au-delà de mes espérances. 

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A part quelques sorties sans gobages où je pêcherai l’eau en sèche avec succès, le reste du temps se sera de la pêche à vue, accompagnés d’éclosions massive d’éphéméroptères. Une pêche en sèche qui ressemble au coup du soir que l’on peut faire l’été, des micros insectes accompagnés de minuscules gobages que beaucoup de moucheurs ne perçoivent pas. Des coups que j’adore, qui requièrent un bon placement par rapport au poisson, un posé et une dérive irréprochable, mais aussi un bon timing au moment du ferrage puisque le poisson vient cueillir la mouche en douceur dans la pellicule, on atteint pour moi la quintessence de la pêche à la mouche, chez nous. 

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Un vrai régal de pouvoir toucher ce genre de poisson en sèche

/.J'adore ces ambiances de fin de saison, la plupart du temps à cette période j'arrête de pêcher sur les coups de 17h, c'est le moment où l'activité se termine. Cette année coup du soir jusqu'à 18h30, un luxe

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Après ces belles sorties, voilà qu’arrive cette foutu fermeture, je décide de la faire le samedi et de me garder le dimanche en famille, où il y aura trop de monde au bord de l’eau à mon goût. J’arrive sur ma première rivière de la journée, pas un seul pêcheur à l’horizon, bizarre. Je comprends très vite que comme les jours suivants les poissons ne répondrons pas à mes nymphes, les belles auront le bec au vent toute la journée, dingue. Après une vingtaine de poissons, il est temps de redescendre dans la vallée, les pêcheurs commencent à pointer le bout de leur nez.

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Je suis addicte de ces adipeuses

/La couleur des arbres me rappelle que je ne suis pas au printemps, mais bien en fin de saison

Me voilà arrivé sur le dernier spot de la saison, je commence comme j’en ai l’habitude à monter la canne au bord de l’eau tout en scrutant la moindre activité en surface. J’aperçois d’entrer une  brisure sur l’eau pleine aval, puis une deuxième, à chaque passage de la soie dans les anneaux s’additionne un gobage, une fois la canne montée c’est une avalanche de spents (insecte mort dérivant sur l'eau les ailes à plat) qui s’agglutinent en fin de radier ou une dizaine de poissons les attendent, gueule grande ouverte. Le genre de moment magique qui demande à gérer son impatience, comprendre la fréquence de gobages et être capable de choisir le bon poisson. Pas évident puisque je suis dans l’impossibilité d’attaquer les poissons par derrière, je dois me résoudre à pêcher pleine aval à 20 mètres. Je comprends assez vite qu’elles montent sur des Heptageniidaes, j’avais aperçu aussi un ou deux Trichoptères qui dansaient sur la berge dans face. Quand il y a beaucoup de poisson à table, je monte souvent une imitation plus grosse en taille qui n’a rien avoir avec ce qu’elles gobent sur le moment, ça permet de faire la différence. Je monte donc un sedge en CDC et me reste plus qu’à choisir un poisson placé, de belle taille, pas évident vu que j’ai le soleil de face. Après un lancer pour appréhender la distance, le second sera le bon, ma mouche sera aspirée tout en douceur, comme le ferrage. 

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Un joli poisson de fermeture

/Les Heptas et autres Trichos étaient à la fête

Je fais encore quelques poissons de plus petite taille, j’en loupe aussi. Je fini sur un coup du soir où je me casse les dents, sans trouver le moyen de faire monter un poisson. Je reste quelques minutes sans pêcher pour m’imprégner une dernière fois de l’ambiance de la rivière, la saison est TERMINEE.

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C’est ce que  je croyais. C’était sans compter sur ma petite  femme qui le dimanche matin me fila des coups pieds au cul pour que je profite des dernières heures de la saison, je dois avouer que je ne me suis pas trop fait prier pour remettre les waders dans la voiture. Arrivé sur le premier spot, je comprends très vite qu’il ne se passera rien,  je remonte en voiture, ne  me reste plus que trois heures. J’arrive sur un secteur où j’ai beaucoup bourlingué cette année, comme la veille les poissons sont actifs en surface. Je rentre quelques petits poissons toujours en sèche, je prends surtout énormément de refus sur mes dérives. Il est 17h30, me reste plus qu’un poste sympa à faire, je pêche contentieusement la veine courante en sèche qui vient lécher une falaise, rien de rien, après dix jours en sèche,  je me résous finalement à enfiler une nymphe au bout de ma pointe en 12ct. Je réitère mes dérives  à l’endroit où ma sèche est passée, toujours rien. J’envoie alors ma nymphe de l’autre côté du courant, sur ce que j’appelle un coup mort. Un endroit qui pue le Fish à plein nez,  j’ai dû y passer une centaine de fois ces dernières années sans toucher la moindre écaille. Pour la énième fois de la saison ma nymphe arrive devant l’entrée de la cavité, sur une touche anodine, ma canne se met en U, je me fais aussitôt chahuter comme dans une machine à laver. Je la bride tout le long du combat, ce que je ne fais rarement sur les gros poissons où l’anticipation est primordiale. Mais là je n’ai pas le choix vu qu’elle n’a qu’une envie, rejoindre sa tanière où mon nylon ne survivra pas. Après une sérénade de quelques secondes, qui pour moi deviennent une éternité, j’entrevois enfin son museau qui vient s’accoupler à mon épuisette, s’ensuit alors un cri de soulagement qui fait écho dans la vallée une dernière fois. 

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Ma canne a été fabuleuse, sans elle je ne serai jamais venu à bout de cette caudale

/Ma dernière gueule de la saison/Comme dans un rêve

C’était ma dernière dérive de la saison, qui me donne un de mes plus beaux poissons de l’année sur ma rivière, un coup de ligne que j’ai rêvé des milliers de fois, aujourd’hui c’est juste réel. Et dire que je ne voulais pas allez à la pêche, je dois ce poisson à une seule personne, ma femme, comme quoi parfois faut les écouter.

J’ai passé beaucoup d’autres bons moments cette année, notamment avec les potes que je remercie pour tout ce que vous m’avez apporté, une pensée toute particulière à Tof et Michel, d’autres que j’ai très  peu vue cette année avec beaucoup de regret (hein mon Mig)  se sera à corriger pour l’année prochaine, je l’espère de tout cœur l’ami…

Je n’oublie pas non  plus les belles rencontres que j’ai pu faire, une pensée à François le Creusois, à Dom le globe-trotter, à Seb le roi de la lunette en Ebène, sans oublier Romain le Charentais (Bozel c’est à droite !!), vous m’avez régalé les gars. Sans oublier mes deux princesses à qui je prends beaucoup de temps de Mars à Octobre, un grand merci pour votre patience, je vous aime. 

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Vivement la saison prochaine pour partager de nouvelles passes d'arme, Arvi'pa

 

 

Les rivières acariâtres du début de saison

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Première adipeuse de la saison sur le Fier

Un début humide, voir catastrophique sur le plan pêche et oui déjà trois mois que la saison en première catégorie a commencé. Entre neige tardive (23 Mai à 1300 mètres), pluie et fonte interminable, le début de cette saison se résume à une grosse et longue agonie pour le pêcheur à la mouche qui attend que les rivières deviennent à peu près praticables. Je dois reconnaitre que les pêcheurs au fouet par chez moi qui pêche de Mars à Octobre à la mouche deviennent aussi rare que l’activité de surface. Après trois années de suite sans avoir un vrai mois de Mai digne de ce nom, je comprends que certains changent de technique, voir migrent sur d’autres départements limitrophes comme le Jura. De mon côté, j’ai l’avantage de bien connaitre de nombreuses rivières qui me font rêver, de ce fait je ne peux me résigner à laisser mon fouet à la maison. Je dois aussi avouer que j’adore ces conditions difficiles où chaque sortie réserve de bonnes surprises à celui qui se donne le droit de croire à ses rêves, en voici quelques uns depuis l’ouverture du bal Mars: 

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Lueur du jour sur une belle rivière du coin

;Après un nombre incalculable de gros poissons décrochés notamment une +60, enfin un premier beau poisson sur la Fillière

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;Si l' eau de neige n'est pas bonne pour la pêche, ce n'est pas le cas pour la photo

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 "Il est 19h, j'attaque à l'ombre une veine à 15 mètres en nymphe, l'eau de fonte gonfle la rivière. Une seule dérive décidera cette belle Autochtone du Fier, le combat dans le bouillon pleine aval restera un souvenir magique, comme la robe de la truite. Comme souvent un beau poisson arrive au moment où tu t'y attend le moins" 

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HPas de manque d'eau en ce début de saison, une bonne chose pour les rivières et pour la prise de photo, plus compliqué pour la pêche

.La reine du début d'année la Brune de Mars (March Brown), beaucoup d'insectes ces trois premiers mois, c'est un peu le paradoxe au vue des niveaux d'eau qui resteront hauts et qui empêchent l'activitée de surface

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Une des rares truites prise en sèche en ce début saison

. Après les dégâts engendrés par la crue dans la vallée de Montremont (09/09/2014) et la grosse crue vicennale (01/05/2015), le secteur de la plaine d'Alex sur le Fier a énormément souffert.Un très beau spécimen de barbeau, un poisson puissant qui procure des sensations folles avec une canne à mouche

."Dans une cassure après un fort courant je décroche deux poissons, au bout de trois heures de pêche je redescends sur la cassure retenter ma chance. Comme quoi il faut toujours y croire"

/Une sortie difficile sur la Menoge avec Mig, grace à un nouveau modèle de nymphe je me sors d'une bredouille certaine

/Un après-midi où les conditions semblaient bonnes, pourtant je toucherais qu'un seul poisson. Le nombre important de crue on permis aux truites de se gaver, du coup les poissons sortent très peu

//J'ai rarement vu un taux de graciation aussi élevé à cette époque, certains poissons deviennent difformes comme cette truite du Nom

;Arvi'pa pour de nouvelles aventures dans la Yaute

 

Road trip en SAVOY avec Mig

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Les Jambes sont descendues mais la tête est restée là-bas, ça aurait pu être le titre de ce CR. Effectivement après quatre jours à la découverte de rivières plus belles les unes que les autres, de campings sauvages où la douche n’a pas été fréquente, de journées longues à arpenter les berges et de soirées au bord du feu à revivre les émotions de la journée bien aidés par quelques breuvages, le retour à la civilisation a été éprouvant.  

Dans la vie, on dit que les vrais amis se comptent sur les doigts d’une main, Mig fait parti de ceux-là, c’est un peu ma deuxième femme avec des poils en plus, le genre de personne avec qui tu partirais faire le tour du monde les yeux fermés. On s’était promis l’année dernière de faire un séjour pêche cette saison, on avait beaucoup de destinations en vue surtout en France mais aussi à l’étranger. Au vue des conditions de pêche en plaine (étiage et canicule), quoi de mieux que de prendre un peu de hauteur, le département de la Savoie est l’endroit rêver pour cela. Un département que je connais très bien pour y avoir passé tous mes week-ends lors d’une saison, où j’ai pu m’enfoncer dans chaque vallée pour y découvrir les merveilleuses rivières de cette magnifique Savoie. Mig connait aussi très bien le coin, pour l’avoir sillonné en vélo ou en randonné, mais jamais en waders. Le départ était donc donné pour un séjour à penser pêche, pêche et pêche…

Sur la route j’étais un peu inquiet, notamment pour les conditions d’eau que nous allions rencontrer, à cette période de l’année où la fonte des glaciers bas son plein, j’étais quand même rassuré après avoir passé quelques coups de fil les jours d’avant. Je tiens d’ailleurs à remercier Stéphane L, Alex C, Julien V et Sylvain B pour les informations qu’ils ont pu nous fournir pour préparer au mieux notre séjour, comme quoi la camaraderie est encore présente dans le petit monde de la mouche. J’ai aussi une pensé pour Jean-Louis R, c’était un plaisir de le revoir, il nous a bien fait marré sur la description du parcours (pas vu les chiens!).

Arrivés sur les lieux, mes inquiétudes du matin ont vite été effacé au vue du premier parcours, tout le séjour se fera dans une eau au couleur des rivières Slovènes, avec d’excellents niveaux.

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Du point de vue pêche, se sera un véritable régale, des poissons en forme, très puissants, avec une belle densité sur tous les parcours, il n’y a pas eu 100 mètres de rivière où on n’a pas touché notre dose de mucus, on touchera au final quatre espèces de poisson. La pêche s’est fait la plus part du temps en nymphe, technique la plus productive sur les torrents. On a quand même trouvé quelques rivières à prospecter en sèche à plus de 1500 mètres d'altitude où les truites étaient bec au vent dans un décor somptueux. Mig de son côté s’en est vraiment bien sorti, lui qui n’est pas un habitué de la nymphe sur ce genre de rivière, a réussi de belles pêches et notamment a progressé du début à la fin du séjour. Il a d’ailleurs prit la première truite sur ce qui restera le coup de ligne de l’aventure, sur un poisson prit dans une veine puissante qui lui mettra deux énormes chandelles, le tout avec un arbre mort qui le séparait du poisson. Le bougre a aussi sorti le plus gros poisson sur la dernière veine du séjour, un magnifique ombre commun gras comme un cochon, un moment tout simplement magique pour lui et pour moi, ça restera le "Poisson" de ce Road trip. De mon côté, j’étais sur mon terrain de jeu, le genre de rivière que j’affectionne, avec pour moi aussi beaucoup de poissons, de jolis coups ligne et quelques frustrations notamment sur ce satané pool où je décroche huit ombres.

Ces quelques jours de pêche ont été riche en rencontres, rigolades, anecdotes improbables, partages et émotions, encore beaucoup de choses à vous raconter mais le but premier de ce séjour était de se créer des souvenirs que l’on gardera égoïstement pour nous, parce que tout simplement « Les souvenirs sont ce qui nous reste du bonheur passé ».

Je vous offre quand même quelques photos de notre Road trip au paradis, attention à vos rétines.

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Première truite du séjour, prise par Mig

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Un goût de calanques de cassis

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Un coup de ligne de dingue, pour cette jolie truite

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Une des belles truites de Mig, prise dans une petite veine où l'on fera 8 poissons

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AVENTURE, PARTAGES, PAYSAGES, EMOTIONS, SOUVENIRS

Cinq mots qui résume bien notre escapade

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Celui là m'aura fait cavaler

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Un petit Omble de fontaine prit en sèche

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Une jolie truite très grasse et puissante comme la plupart des poissons rencontrés

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Il y a des moments on était obligé d'arrêter de pêcher, tellement le décor piquait les yeux

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L'ombre de Mig, combat, robe, nageoires, un poisson magique

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Dernier poisson de l'aventure pour moi, sur un coup de ligne improbable

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À bientôt pour de nouvelles aventures dans la Yaute.

ARVI’ PA

 

 

Interview de "JEROME CHICARD" Moucheur et monteur passionné

Pour cette nouvelle interview, je vous emmène en Auvergne, à la rencontre  d’un pêcheur à la mouche passionné et monteur surdoué. Ce pêcheur s’appelle Jérôme CHICARD, un nom que beaucoup connaissent depuis quelques années, dû à sa passion pour le montage de mouches qu’il partage sur Facebook. Je vous laisse découvrir ce pêcheur au grand cœur, qui manie aussi bien le fouet que l’étau avec talent.

Salut Jérôme, peux-tu nous faire une petite présentation ?

Bonjour, je m'appelle Jérôme CHICARD, j'ai 32 ans et je travail en sécurité incendie. Je pêche à la mouche depuis 9 ans.

Comment t’es venu cette passion pour la pêche à la mouche ?

La passion pour la pêche en général, je la dois à mon père qui m'a donné le virus à l'âge de 10 ans j'allais avec lui au bord de l'eau. Au début, j'ai commencé par la pêche au coup dans l'Allier vers chez ma grand mère, tout les étés, je passais mes vacances auprès d'elle pour pouvoir avec mes petites bottes aller à la pêche, j’y allais chaque jours. Ensuite, plus tard mon père m'a initié au toc, il m'a montré une fois comment il fallait faire, puis il m'a laissé me débrouiller tout seul. Il avait un caractère assez dur, mais qui au final m'a beaucoup apporté, je le remercie de tout mon cœur. Au début ce n’était pas facile pour moi d'apprendre à lire une rivière, il m'a fallu un peu de temps. Après quelques années je voulais changer de technique, il m'a appris à pêcher à la cuillère, très bonne technique pour apprendre la précision, puis un jour j'ai aperçu un moucheur et le déclic est venu, il fallait que je pêche avec cette technique, pour moi il en était indispensable. A l'âge de 20 ans je fais la connaissance par hasard d'un gars qui depuis est mon ami et à qui je dois beaucoup. Je débute alors dans la mouche pas sûr de moi, pas le geste, on a tout fais ensemble, je tenais à le remercier, son nom c'est Olivier BARLET. Un super pêcheur et un excellent monteur, on a appris à monter nos premières mouches ensemble, certes au début ce n'était pas terrible mais on prenait du poisson donc on était ravis. Depuis, j'ai fais de très belles rencontres des amis des vrais, qui encore aujourd'hui m'apportent beaucoup, je tenais à le souligner également.

Tu as la chance d’habiter en Auvergne dans une région magnifique pour la pêche, peux-tu nous dire quelques mots sur les rivières que tu pratiques canne en main ?

Il est vrai que j'ai de la chance d'habiter dans une magnifique région, où il y a beaucoup de rivières, d’étangs et aussi de nombreux lacs. Je pêche presque toutes les rivières de ma région, selon mes envies, j'ai débuté la pêche sur une rivière qui est chère à mon cœur, la haute Dordogne, cette rivière m'a fait et me fait rêver avec ces méandres dans les prés, ces belles gorges encaissées, un jour si tu viens Mika je te la ferai découvrir, tu ne seras pas déçu. Ensuite, il y a la Sioule que j'affectionne beaucoup aussi, la basse au niveau de Châteauneuf les bains et la haute pour ces éclosions de mouche de mai « quel spectacle ». J’aime beaucoup aussi la Dore du coté du forez, l'Alagnon, les Couzes. Je pars aussi dans d’autres départements plus loin pour pratiquer ma passion, haute Loire, Cantal, et la Lozère avec la belle comme je l'appelle (la Dordogne).

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Jérôme en pleine prospection sur l'Allier

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Une belle de la Dordogne

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Sur le Lot en Lozère

La pêche à la mouche se compose de plusieurs techniques, lesquelles affectionnes-tu le plus ?

Il y en a deux, tout d'abord comme tout bon moucheur qui se respecte, la sèche c’est celle qui te procure le plus de frisson lorsque le poisson monte sur ton imitation que tu avais fait la veille. Justement en pensant et imaginant le poisson venir la saisir, la sèche est la technique à la mouche que tout débutant qui se respecte devrait commencer avant de s’attaquer à d'autres techniques comme la nymphe ou la noyée. La pêche en sèche permet de voir et comprendre les dérives, d'éviter le dragage parce qu'on le voit sur l'eau. Le même phénomène se produit en nymphe par exemple, sauf qu'on ne le voit pas. Ensuite j'aime beaucoup la sèche /nymphe, c'est à dire une mouche témoin ( tabanas pour moi ) cette mouche à deux fonctions. Elle pêche et permet de repérer les touches lorsque les poissons prennent la nymphe dessous, certains puristes diront que c'est de la pêche au bouchon, je ne suis pas tout à fait d'accord, car on peut pendre du poisson sur cette mouche « un bouchon non ». Voilà les deux méthodes que j'affectionne le plus.

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En pleine dérive sur la Dore

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Le Tabanas à Jérôme qui lui sert de mouche témoin

Pour ceux qui te connaissent un peu, tu as une autre grande passion qui est le montage de mouches artificielles que tu réalises avec beaucoup de talent, qu’est-ce qui te pousse à te mettre à l’étau?

Ce qui me pousse à l’étau c’est l’envie de toujours faire mieux, de me perfectionner sur différentes techniques de montage. En étant sur un réseau social où j'ai beaucoup de connaissances, de nombreuses personnes m’apportent énormément, parmi eux d'excellents monteurs comme Cyril BAILLY ou mon ami Benoit LEDOYEN qui me donne beaucoup de conseils lorsque j'en ai besoin et je tenais d’ailleurs à le remercier. Puis la chose la plus importante je pense, c'est d'améliorer ces montages en ne changeant pas la technique, mais plus tôt le choix des matériaux qui sont très nombreux et d'imaginer d'autres modèles qui pourraient apporter le « petit plus » lorsque je pêche.

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Depuis que je t’ai découvert sur la toile, ce qui m’impressionne le plus c’est la diversité de modèles que tu montes chaque jour. Comme la plupart des moucheurs, j’imagine qu’au bord de l’eau tu as des modèles fétiches. Pourrais-tu nous donner trois modèles de sèches et nymphes, qui sont incontournables dans tes boites ?

Tout d'abord je tiens à te remercier pour le compliment, mes trois modèles fétiches sont l'incontournable oreille de lièvre, des montages parachutes, je pêche beaucoup avec ce genre de mouche qui pour moi sont plus pêchant, flottaison basse. Ensuite il y a mon fameux Tabanas, qui peut être utilisé en sedge montage parachute seul ou en mouche témoin. Pour les nymphes, la Pheasant tail (toute taille, poids et couleur de billes) ou encore les nymphes en poils de lièvre et le porte bois.

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Six modèles incontournables dans les boîtes de Jérôme

Beaucoup de personnes suivent tes montages sur les réseaux sociaux, où tu n’es pas avare de conseil, n’as-tu jamais envisagé de monter un blog ou une boutique en ligne, pour partager tes mouches avec le plus grand nombre ?

Si je voudrais créer un blog, mais je ne suis pas assez calé en informatique, mais pourquoi pas (à réfléchir). En ce qui concerne la boutique en ligne, non je ne vends pas mes mouches, ils existent assez de professionnels sur le marché qui le font très bien.

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Quelques échantillions de son talent pour le montage

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En début d’année tu as participé à la finale du championnat de France de montage de mouche artificielle qui se déroulait au salon de Clermont-Ferrand, où tu finis brillamment vice-champion de France. Peux-tu nous expliquer comment se déroule ce genre de compétition ?

Tout d'abord, il faut participer à la manche de sélection qui à lieu l'année d'avant, afin de pouvoir peut être se qualifier pour la grande finale. La manche qualificative est identique à la finale sur le déroulement. Ensuite à un mois environ de la finale, on reçoit la liste des mouches à monter le jour J, il y a 4 mouches à monter parmi celles-ci, une mouche tirée au sort parmi huit modèles, ensuite deux mouches cadrées avec des matériaux imposés et ensuite la mouche libre, chaque manche dure 30 minutes, bien sûr il faut s'entrainer avant la finale, afin d'avoir les automatismes le jour de la compétition. Sans oublier de bien préparer sont matériel pour chaque mouche montée, pour éviter de perdre du temps qui peut être indispensable à la fin. On tire alors un numéro au sort et on pose nos mouches sur le socle et le jury vote selon différents critères :

- 20 points pour la technicité
- 20 points pour le choix des matériaux
- 20 points pour l'esthétique
- 40 points pour la pêchabilité (ce qui reste le plus important)

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En pleine concentration lors de la finale du championnat de France

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Aujourd’hui tes montages sont devenus des modèles de référence pour beaucoup de moucheurs, j’imagine que de ton côté tu as des monteurs qui t’inspirent au quotidien ?

Oui il y en a pas mal, ceux qui sortent du lot notamment sont par exemple Cyril BAILLY ou encore mon ami Benoit LEDOYEN (une belle rencontre pour moi), Xavier BASTARD ROSSET, David SEGUIN, Alexis DUPUIS, Jérôme LEONARD pour les français. Il y a aussi les monteurs étrangers, le plus grand pour moi c’est Davie MAC PHAIL et beaucoup d'autres, moi je me régale sur les réseaux sociaux avec tous ces monteurs talentueux.

Je sais que pour toi la pêche rime avec partage et transmission de savoir, qu’elles sont les rencontres les plus enrichissantes que tu aies pu faire ?

Ceux avec qui je pêche souvent, ils se reconnaitront (Stéphane CORRE notamment), qui habite vers chez moi. Que ce soit en rivière ou en réservoir, on a tout le temps des trucs, des astuces à apprendre, on s'aide, on partage des choses souvent, que ce soit niveau technique ou montage de mouche.

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En plein combat sur le Lac de Landie avec Stéphane

Une nouvelle saison approche, as-tu des projets pour cette nouvelle saison ou des rêves pour le futur ?

Oui j'ai des projets, passer mon diplôme d'initiateur pour transmettre mes connaissances et continuer à partager mes montages avec le plus grand nombre. Et aussi de pêcher des endroits encore inconnus pour moi en France, pourquoi pas venir chez toi pour partager tes belles rivières à tes côtés.

Pour terminer, as-tu une anecdote ou un beau souvenir que tu as eu au bord de l’eau à nous faire partager?

J'ai beaucoup d'anecdotes, des choses qui se sont passées au bord de l'eau, mais ce qui restera gravé dans ma mémoire c'est cette énorme truite que je casse sur la Dore, il y a deux ans. A l'époque mon épuisette était trop petite, elle m'a fait un rush en aval, passée sous des branches, je courrais derrière elle, je pris alors un bain, pour au final perdre ce poisson. Dommage mais c'est aussi ça la pêche, des anecdotes, des souvenirs, des combats où parfois le pêcheur n'est pas tout le temps gagnant. (Rire)

Jérôme, merci de ta gentillesse et d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, ça m’a vraiment fait plaisir de faire cette interview avec toi. J’espère te rencontrer très bientôt dans ta belle région pour partager notre passion et je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle saison.

C’est moi qui te remercie, pour cette interview qui m’a permis de parler de ma passion. A bientôt avec plaisir Mickaël, l'Auvergne t'accueillera avec grand plaisir.


J’accueille maintenant Stéphane CORRE, avec qui Jérôme partage les berges depuis de nombreuses années.

Salut Stéphane, je sais que l’exercice est difficile, mais si tu devais résumer Jérôme en quelques mots?

Lorsque Mickaël, tu m’as demandé d’écrire quelques lignes pour décrire Jérôme, l’un des premiers mots qui me soit venu à l’esprit fut : Passionné. Notre Jéjé est homme à transpirer la pêche à la mouche. Il s’enflamme, s’enthousiasme, s’agace. L’excessivité qui convient à la passion. Au fil de nos sorties et des années, j’ai vu Jérôme devenir un pêcheur accompli. Le pêcheur d’ablette a laissé place à un pratiquant polyvalent capable d’aller aussi bien à la rencontre d’une belle truite de nos rivières auvergnates ,que de répondre au défis d’une arc en réservoir ou même encore de traquer Maitre exos au plan d’eau du Mas. Seul peut être ce satané sandre résiste à ces assauts mais j’en suis sur, 2015 lui offrira cette belle récompense, s’il accepte de ne pas jouer de modestie.

Car l’homme doute parfois, manque de confiance, convaincu de n’être pas à la hauteur. Pourtant je connais une belle aguabonita du lac de Landie qui se rappelle encore de sa venue. Cette magnifique truite jaune aura résumé l’un de nos plus beaux moments de pêche durant l’année 2014. La complémentarité dans le geste, je fus les yeux, il fut la main d’un instant ou seul le hurlement de Jéjé vint perturber le calme. La fierté d’un coup de ligne magique, comme la fierté d’un titre de vice-champion de France de montage de mouche qu’il aura bien mérité tant il consacre du temps et du travail à ce volet de notre pratique. Mais au-delà de tout cela, Jérôme est avant tout homme d’échange et de partage à l’image de sa volonté à consacrer du temps au débutant comme il le fait sur son groupe Facebook « step by step ». Rares sont encore les personnes qui donnent sans contrepartie. Jérôme appartient à cela. Respectueux de la nature, attentionné et inquiet de l’état de nos rivières, je reste convaincu que les années qui arrivent feront de lui un véritable acteur de leur protection. Pour conclure, quelques années nous séparent pourtant la passion nous rapprochent. Une passion qui nous conduira encore en 2015 sur les bords de la Sioule, à la découverte des rivières de Lozère et dans bien d’autres endroits encore, alors vivement l’ouverture…

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Une belle Aguabonita qui a craqué pour une mouche à Jérôme

N’hésitez pas à venir découvrir le groupe « step by step » sur Facebook, que vous soyez débutant ou monteur confirmé. Vous découvrirez des fiches de montages étape par étape notamment celles de Jérôme et d’autres monteurs.

Je dois aussi vous conseiller de découvrir le blog de Stéphane (Auvergne Passion Mouche), qui fait partis des quelques blogs que je suis toute l’année. Le blog de référence pour la pêche à la mouche en Auvergne selon moi. http://auvergnepassionmouche.fr/

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

3H de pêche un après-midi d’été

Comme souvent les après-midi d’été sont chauds (enfin rarement cette année…), l’activité de dame Fario se réduit alors, pour se réactiver le soir. Ce jour là, je n’ai juste que quelques heures l’après-midi pour m’amuser un peu. Je choisi comme souvent une rivière où l’altitude me permet de retrouver un peu plus de fraicheur. Arrivé au bord de la rivière l’eau est basse et fraiche, j’aperçois de suite de gros trichos qui sortent des veines prometteuses. 

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Comme souvent sur ce genre de rivière pas de gobages en vue. Je pêcherai donc l’eau avec un joli sedges en pointe, au bout de deux dérives, une première gueule fend l’eau, pour venir prendre mon sedges goulûmant. Les prises s’enchainent sous les hêtres, énormément de truites de sorties due à la grande densité de poissons pour cette rivière. Les loupés sont aussi très nombreux, car les coquines montent très vite sur la mouche. 

.Le genre de poisson typique du lieu

Une pêche en sèche très sympa, qui permet de travailler techniquement sur le ferrage ou sur des dérives très courtes sans sortir la soie. Les poissons sont généralement de petite taille sur ce genre de parcours, mais quel plaisir de voir le poisson venir prendre violemment la sèche. Une bonne quarantaine de poissons seront épuisés pour une bonne moitié de louper, un vrai régale pour les yeux. Je finirai la session sur un lisse, qui m’apportera un très joli poisson, une belle surprise pour finir cette après-midi à la fraiche.

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Une belle robe pour cette rivière

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A bientôt pour de nouvelles aventures dans la Yaute!!!



 

 











 

Première sortie sur le Chéran

Comme le titre l’indic, c’est ma première de la saison sur cette belle rivière. Un peu marre de pêcher l’eau sur le Fier, à l’inverse le Chéran est plus précoce niveau gobages en début de saison. Je choisi un secteur de gravière, l’eau est basse et cristalline, le temps est changeant avec une petite brise, le top pour que ça gobe. Arrivé sur la première gravière, les March Brown sont bien là, bizarrement après trente minutes à scruter la moindre activité de surface, pas une dorsale à l’horizon. Pourtant sur la bordure dans face ça dégueule d’insecte, des fois faut pas chercher à comprendre. Je file alors sur la gravière suivante, à peine arrivé, je repère déjà un gobage. Je me mets alors en mode sioux au ras des cailloux. Après quelques minutes, l’éclosion s’intensifie, les poissons se mettent à table, à mesure que les insectes défilent dans les veines d’eau, les gobages se multiplient. En regardant mon gilet je me rends compte qu’il est couvert d’insectes, le genre d’instant que tout moucheur rêve de vivre, dans ces cas là tu as la sensation d’être invité par la rivière à un spectacle, reste à y participer..

Les Rhithrogena germanica étaient aux rendez-vous

Comme souvent les riquettes rentrent en scène les premières, j’attends. Généralement les belles prennent leur billet pour le spectacle assez vite. Mais faut pas trainer, l’éclosion va pas durer longtemps, je commence à avoir le poignet qui me démange. Les poissons sont vraiment très regroupés, je sais que la première qui sera pendu, fera fuir les autres, va falloir sélectionner. Sur la bordure d’en face en amont, je repère ce que j’étais venu chercher, elle gobe frénétiquement, dorsale au vent. Je décide d’attendre encore avant de l’attaquer, car il y a quatre riquettes qui gobent comme des folles entre moi et elle. Le genre d’instant où tu demande s’il faut patienter, par peur de passer à côté. Mais à qui s’est attendre tout vient à point, quelques minutes plus tard, je l’aperçois dix mètres plus bas en plein milieu de la gravière, pile en face de moi. Je l’observe gober, même si elle se gave, je vois rapidement qu’elle sélectionne les insectes. Je change alors mon imitation de March Brown, pour une émergente plus dense, qui pêche plus bas dans la pellicule. Première dérive, pendu !!!!

Un peu déçu du combat, à part un gros rush sur ma pointe en 12 centième, elle rend vite les armes, mais qu’elle est belle la coquine..

Une gueule comme j'aime.

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Une robe incroyable, elle a dû manger un Martin-pêcheurRigolant

Après l’avoir remise délicatement dans son élément, l’éclosion est terminée. Je filai sur d’autres secteurs, avec quelques riquettes à la clef, mais les gobages se raréfient pour disparaitre totalement, il est temps de rentrer...

 Même les March Brown craquent pour cette mouche

Moi qui déteste le mois d’avril, cette année je suis gâté, comme quoi chaque saison ne se ressemble pas. Je fini la semaine comme elle avait commencé avec ce beau poisson sur le Chéran, sans oublier la belle rencontrée 3 jours avant sur le Fier. En épuisant ce poisson, j’ai eu une pensée pour mon ami Yann pêcheur et guide de pêche de grand talent qui voue une grande passion pour la pêche à la mouche, (chez Yann c’est ici: http://www.auboutdelasoie.com/contact.htm) c’est lui qui m’a donné les clefs du paradis, il y a quelques années, j’applique toujours ses conseils à la lettre. Je te dédicace cette belle semaine mon ami !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire d’un No-Kill réussi

C’est l’histoire d’une fin d’après-midi d’avril sur le Fier, accompagné de mon fidèle chapeau et de mon fouet. Je décide de traquer en sèche, même si je sais déjà avant de pêcher que les conditions pour voir des gobages ne sont pas optimal, dû à la fonte des neiges qui rend l’eau très froide. Mais ce jour là, il fait beau et les niveaux sont correct pour pêcher à la mouche. Je choisi un secteur de gravière assez large, qui me permettra de traquer Dame Fario sur des bordures peu profondes. Arrivé au bord de l’eau je repère déjà quelques éclosions de Brune de mars et de Rhodani, je commence comme souvent à monter ma canne au bord de l’eau, ce qui me permet en même temps de voir l’activité sur la rivière et l’a bingo !!!

Sur la bordure dans face premier gobage, je fini vite de monter ma pointe et d’enfiler une Dark Cahill en 16. Au deuxième passage c’est pendu, pas gros, mais ça commence bien..

Je m’attends pas à revoir d’autre gobages d’ici là, je remonte alors la rivière en pêchant les bordures. Après trois heures à pêcher l’eau, toujours rien en vue. Faut être passionné et têtu pour pêcher le Fier en sèche en cette période, ce qui est mon cas..

Même si l'activité de surface est faible, le dépaysement est total

Jusqu’au moment où j’arrive sur un secteur où la rivière subi une grosse cassure en bordure, au menu amas de racine et saule en surface, le genre de poste qui réserve souvent une belle zébrée en dessert. Je repère tout de suite la bonne veine d’eau, qui passe à travers les racines où les poissons sont souvent postés juste derrière. L’eau est claire mais l’ombre des saules m’empêchent de voir s’il y a un poisson posté. J’attends quelques minutes en scrutant la veine d’eau, il y a toujours quelques éclosions en amont, mais trop faibles pour que ça gobe. Le coup de ligne n'est pas facile, les saules descendent assez bas sur l’eau et faut poser le plus proche des racines, ajouté à ça une petite bise. Au bout de six lancés (oui je sais, je suis une grosse merde), ma mouche rebondi sur une racine, pour tomber nickel au milieu de la veine d’eau. Ce que j’avais rêvé se produisit, juste à la fin des racines un bec sort de l’eau pour aspirer ma mouche. Sans suit un ferrage supersonique, elle a alors la bonne idée de filer pleine aval en ma direction, bien évidemment au moment où elle m’aperçoit, elle choisi de retourner dans les racines. Je lui injecte alors un bridage bien gras sur mon 12 centièmes. Après quelques longues chevauchées pleines amont, elle rend les armes au fond de l’épuisette. Pouahhh, je suis comme un dingue, j’y croyais plus !!!!.

Une belle autochtone typique du Fier

J’abrège assez vite les photos, pour lui rendre sa liberté. Après cette dose d’émotions, je pêcha encore deux heures sans résultat. Mais l’histoire ne s’arrete pas là, en rentrant à la maison, je poste une photo de la belle sur F….

Je reçois alors un message de Simon R. un pêcheur du coin qui m’envoie la photo d’une truite prise sur le même secteur, l’année d’avant. En comparant les deux photos on se rend compte tout les deux que c'est le même poisson. Comme le dit Simon « même sans se connaitre on a souvent des amies en commun ». Simon à surtout respecté cette truite l’année d’avant en la relâchant dans les règles de l’art (ce qui n’est pas le cas de tout le monde), il m’a alors permis de vivre de belles émotions à mon tour. En espèrant la revoir bientôt, entre de bonne mains !.

La belle dans les mains de Simon, la saison d'avant

 

 

 

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