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Pêche à la mouche

  • A trois semaines de la der'

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    On a tous une sortie dans la saison qui sors du lot où tout marche comme tu veux où les poissons viennent salir de mucus ton filet d’épuisette sans trop comprendre pourquoi, j’appelle ça des sorties indécentes. J’ai enfin connu cette fameuse sortie ce week-end, une journée où je n’avais pas prévu d'être au bord de l’eau, mais des circonstances ont fait qu’en début d’après-midi, je me retrouve seul comme un con chez moi. Une grosse envie d’aller au bord de l’eau m’envahit, ne savant pas trop où aller dans cette période d’étiage, une petite voix me souffle une idée de rivière. Quand j’averti ma femme du lieu de pêche, elle me prend un peu pour un fou, « Tu pars là-bas à cette heure !!! », je lui explique que j’y peux rien c’est la petite voix qui me dit de me rendre au bord de cette rivière, que je n’ai pas arpenté depuis quelques années. Arriver au bord de l’eau, j’aborde un parcours que je ne connaissais pas, une pure découverte, j’adore.

    D’entrée de jeu je rentre une petite truite et un très bel ombre, là je me dis que cela va être du régal, mais je me rends compte assez vite que trois pêcheurs s’apprêtent à se mettre à l’eau en dessus de moi, aie. Dans ces cas-là, je ne double pas les pêcheurs par respect tout d’abord et je dois reconnaitre aussi que cela m’excite grave de faire du poisson derrière d’autre personnes, cela doit être mon côté maso qui ressort.

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    Le premier d'une longue série ça partait bien

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    J'ai quand même fait quelques truites

    En étant juste derrière leurs waders, je me suis assez vite rassuré vu leur façon de pêcher que j’aurai des choses à me mettre sous la dent. Le pêcheur devant moi est le genre de moucheurs à passer 3/4h sur la même veine d’eau, j’étais d’ailleurs obligé à certain moment d’attendre 5 minutes qu'il avance pour pas le sauter. Il se retournait régulièrement pour me regarder pêcher, à chaque fois mon fouet était plié, le mec ne comprenait pas ce qui se passait vu qu’il ne fessait rien devant moi, dans son regard j’avais l’impression de lire « putain mais quel enculer », j’ai compris à ce moment-là que j’étais dans une journée « indécente » pleine de réussite.

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    Quel beauté ce poisson, je m'en lasse pas

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    Adipeuse

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    Au final je rentre une trentaine de poissons en à peine 3h avec juste deux poissons à 25 cm, le reste fera en dessus de 35 cm, avec en prime plus d’ombres touchés que de truite. Seul regret de cette sortie, une truite ou plutôt un dauphin estimé à plus de 60 qui viendra à bout de mon 12 centièmes après un coup de queue mémorable.

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    Le poisson de la sortie

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    Amis savoyard et haut savoyard je vous souhaite le meilleur au bord de l’eau durant ces trois dernières semaines et prenez bien soin  de nos rivières et des poissons, ils en ont bien besoin après ces années difficiles de sécheresse qui perdure.

    Arvi'

     

     

  • Trois jours au pays des marmottes avec Romain

     

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    Tout est partie d’un soir de Juin, où sur une boutade je lance Romain pour un week-end de pêche en Savoie. Je devais être bourré, j’y croyais pas tellement le mec a un emploi du temps de premier ministre (il se marie bientôt)… Ce con me rappel 3 semaines après pour me dire qu’il était chaud du poignet, j’avais prévu un week-end à Saint- Pétersbourg pour nos dix ans avec ma femme. Bon dix ans je me dis on fera les vingt ans c’est plus glorieux, enfin si j’y arrive !!! Du coup obligé de dire à mon patron que je vais dormir avec le fils du premier ministre et qu’il me faut un jour de congé ça passe comme une lettre à la poste, me voilà embarqué dans une nouvelle aventure.

    Nous voilà partis de beau matin au cœur de la Vanoise, moi qui connais la route depuis des années, je loupe apparemment la sortie d’autoroute, apparemment !!! Dans une montée je dis à Romain, putain je crois que…

    Et là au loin dans la brume matinal on aperçoit un 95C, blonde, en uniforme avec des menottes bien évidemment j’enclenche le frein à main, j’ouvre la fenêtre pour lui demander le prix du  permis ! Sors dix lascars derrière le kiosque eux aussi avec des uniformes et avec des menottes, tout suite j’avais envie d’enclencher la deuxième. Et là comme des gros cons on comprend qu’on est à l’entrée du tunnel du Fréjus (direction l’Italie), j’explique au monsieur qu’il faut qu’on fasse demi-tour, il m’indique 340€ d’amende. Je lui explique que 340€ par personne pour une passe (même avec menottes et en uniforme), plus le prix du permis de pêche c’est indécent!!! Bon au final les gentils douaniers nous laissent faire demi-tour, l’aventure continue. Après moult péripéties, on embrasse enfin le lit de la rivière. Les conditions sont juste magnifiques, pas un pêcheur à l’horizon et une eau bleue émeraude. 

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    Bon après avoir vu la rivière je dois avouer qu'on a vite oublier la douanière

    La première journée fût très compliquée pour moi, beaucoup de mal à me mettre dedans, dû certainement à une fatigue lors des jours précèdent, dommage c’était la journée à ne pas manquer où les gros poissons étaient dehors. Le premier poisson du séjour sera pour Romain, à dix mètres en dessus de moi dans une veine d’eau calme, je le vois lever sont fouet sans trop comprendre ce qui ce passe. J’aperçois le poisson qui descend sur moi, au début j’ai cru à une arc-en-ciel dégueulasse, je l’épuise tranquillement. Je lève la tête et là Romain croise mon regard et comprend tout de suite que ce n’est pas une chaussette, mais une merveille se sera le poisson du séjour, magique.

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    Quel magnifique groin, Romain lance le séjour sur des bases élevées

    Après s'être remis de nos émotions on change de parcours, Romain fera une pêche exceptionnelle en sèche sur un radier, avec beaucoup de mérite car l’eau était haute, mais les poissons avaient le nez en l’air bravo à lui, moi au contraire je me suis entêté en nymphe. Je le vois enchainer Ombre, Fario et AEC sans bouger du pure régal, de mon côté j’enchaine aussi mais sur des petits poissons, se sera d’ailleurs mon fil conducteur du séjour. Moi qui fais rarement des riquettes, j’ai eu mon quota pour dix ans, c’est la pêche. 

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    Romain en pleine démonstration en sèche, il s'est régalé le coquin

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    Une sublime dorsale d'Ombre Commun prise par Romain en sèche

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    De mon côté je décroche une grosse truite, mais je me régale quand même

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    Avant de rentrer au camp de base, on s’octroiera un petit coup du soir sur un petit parcours dans un décor incroyable, une pêche toute en sèche sur des petits poissons un super moment.

     

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    Romain en démonstration lors de ce coup du soir, sur un petit parcours un régal en sèche

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    A la suite de cette première journée, il était temps de retrouver notre camp de base que j’avais découvert avec Mig quelques années plutôt, une magnifique plate-forme en herbe, sans confort, juste de l’eau potable pour ce décoller les dents le matin, exactement ce qui nous fallait. On y passera deux nuits, des soirées de bonheur à confectionner notre feux, à refaire nôtre journée de pêche, on ouvrira quelques bouteilles aussi (sans excès…). Le tout agrémenté d’un bon gueuleton à faire pâlir un scout, au dessert on avait droit à un magnifique ciel étoilé, pour finir avec le bruit de la rivière sous l’oreiller, sans oublier les marmottes qui nous feront office de réveil, il paraît qu’on appelle ça le bonheur.

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    On était en place, Romain à même penser à prendre son sac de couchage...!!!

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    La poêler de légumes champignons et andouiellettes grillées fût le fil rouge de nos diners champètres

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    Bon on était très fatigués de nos journées de pêche, couchés à 20h...

    La deuxième journée sera plus à mon avantage, même si mon abonnement au riquette sera toujours d’actualité. On pêchera cinq secteurs très différents tous plus beaux les uns que les autres, avec un quota de poissons toujours très élevé sur chaque parcours. J’aurais la joie pendant cette journée de toucher le poisson de mon séjour. Sur la fin d’un parcours, Romain décide de rejoindre la voiture, pendant ce temps-là, je m’entête sur une veine d’eau ou on était déjà passé trois fois, sans faire de miracle. Et là j’entends Romain sur la passerelle en dessus de moi, qui gueule « Putain il y a un monstre devant toi à trois mètres, c’est un ombre ». Le poisson était dans l’ombre, impossible pour moi de le voir, j’effectue alors mes dérives suivant ses instructions, « trop bas, plus devant, trop rapide », j’enchaine les truites pendant ce temps-là, un vrai sketch !!! Au bout de multiples dérives et changement de nymphe, le fouet plie, je le vois enfin sortir de l’ombre et foncer sur moi « un monstre », trois coups de tête plus tard sur les galets, décroché !!! Ma poisse continue, mais ça restera un moment sympa de pêche à deux.

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    Beaucoup de secteur très différents lors de cette journée,  tous plus beau les uns que les autres

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    Une jolie Arc relachée dans un aquaruim

    Après quelques péripéties, dont une semelle en feutre qui se décolle en fin d’après-midi, obligé d’aller acheter des vis à bois avec un tournevis pour bricoler la chose (ma poisse me suit toujours). Sans suit une très grosse chute en duo sur une pente en herbe où j’ai cru perdre mes bourses. On arrive enfin au bord de l’eau entié avec nos bourses toujours accrochées pour notre dernier coup du soir, un secteur juste sublime en eau rapide comme j’aime, une pêche en nymphe sur de superbes poissons en pleine forme.

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    Un parcours sublime que je ne connaissais pas, dans une eau limpide

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    Ferrage de trappeur!!!

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    Au matin du troisième jour la mélancolie du départ se fait ressentir, on refait quelques secteurs déjà peignés les jours d’avant. Même si la pêche sera très difficile durant cette dernière journée, dû à un vent violent qui complique la pêche, notamment en nymphe. Les poissons sont toujours omniprésents , pour notre plus grand bonheur. Romain continu à ce régaler en sèche sur les bordures, moi je m’entête toujours en nymphe avec beaucoup de plaisir. 

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    Romain était d'attaque pour ce dernier jour

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    Bien évidemment ce dernier jour ne change pas des autres pour moi, ma poisse me suit sur les gros poissons. Sur un parcours très courant j’aperçois dans une veine d’eau puissante un bloc noir qui danse, je l’estime à +60, l’adrénaline monte. Je prends dix minutes pour observer le manège et j’attends que le poisson se fixe. Au premier passage de ma nymphe elle se décale (magique), pendue, sans suit un combat dans un bouillon pas possible, je pose l’épuisette en bordure avec ce poisson de dingue dedans et ma canne sur un rocher. Mais une grosse rafale de vent fait valdinguer ma canne, en voulant la récupérer mon épuisette bouge, ma merveille se fait la malle, RRRRhhaaaa !!! J’en rigole encore, un vrai amateur.

    Quelques photos du dernier jour avant de rentrer prendre une douche bien méritée

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    J'aurais quand même fait de très beaux poissons dont cette jolie Arc

    Après toute ces émotions il est temps de rentrer, Romain a eu du mal à quitter la rivière, j’ai dû le chopper par le waders, le mec voulait plus rentrer (Oh il y a un mariage à préparer !!!). Ce séjour restera un magnifique souvenir dans ma vie de pêcheur, trois jours qui m’ont permis d’avoir une parenthèse de bonheur grâce à cette magnifique vallée où coule cette belle rivière. Mais surtout quand tu pars dans ce genre d’aventure à deux, il faut choisir la bonne personne (un conseil, prenez une personne qui ne ronfle pas…). Ce séjour m'a permis aussi de redécouvrir Romain une très belle personne pleine de vie, simple, joviale et déterminée à passer un bon moment de camaraderie et de partage, merci à toi pour ce moment et de faire vivre notre amitié comme tu le fais, même si trois jours c’est trop...

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    Une parenthèse qui m’aura permis aussi de me remémorer de bons souvenirs avec Mig avec qui j’avais fait le même Rod-trip. J’ai redécouvert cette belle rivière qu’est l’Arc que je pêche depuis une quinzaine d’années, je dois reconnaitre qu'elle a beaucoup changé comme beaucoup de rivières des Alpes, l’eau commence à manquer même en haute montagne. Quand je vois le glacier de Méan Martin situé à plus de 3000 mètres qui à reculé de plusieurs kilomètres en 5 ans et les paysans qui arrosent les prairies à 1800 mètres, le réchauffement climatique est d’actualité. Au niveau piscicole, il y a vraiment de quoi se faire plaisir encore, sur chaque secteur nous avons fait du poisson, les ombres sont toujours là même si ce n’est plus comme avant…

    Je tire d’ailleurs un gros coup de chapeau aux AAPPMA du coin, à la fédération de Savoie et aussi aux bénévoles qui font vivre cette belle rivières, qui bossent depuis des années pour vendre un produit pêche de qualité. Le nombre de pêcheur du coin et de l’hexagone qui viennent découvrir cette rivière où on a d’ailleurs croisé Grégoire Juglaret (Membre de l’équipe de France de pêche à la mouche), montre aujourd’hui l’importance qu'a cette rivière dans le petit monde de la pêche,  bravo à eux de faire vivre notre passion dans un si beau lieu.

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    A bientôt pour de nouvelles aventures en pays savoyard, Arvi

     

     

     

     

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  • Une idée, un fantasme, une réalité

    Octobre sonne le clap de fin de chaque saison chez nous, si l’on m’avait dit que cette année je pêcherais ses dix derniers jours  exclusivement en sèche, je ne l’aurai pas cru une seconde. Il faut bien reconnaitre qu’après un printemps très pluvieux et des rivières en étiage sévère depuis début Juillet, des insectes qui n’étaient  pas à la fête. On aurait pu imaginer une fin de saison des plus difficiles. En septembre, les niveaux d’eau étaient au plus bas pour l’époque mais la température de l’eau était excellente et les truites avaient un taux de graciation exceptionnel. Certain cours d’eau était quand même en souffrance comme la Fillière, les Usses ou encore la Menoge, le type de rivière que je me défends de pêcher à cette période, préférant laisser les poissons tranquilles.

    Je passe donc ces dix derniers jours, sur deux rivières Alpines, l’une située en montagne où les veines d’eau sont encore bien oxygénées et l’autre en plaine sur des secteurs bien défini. Au vue des niveaux bas, la sèche était la technique reine pour traquer ces derniers poissons de l’année, fallait-il encore que les coquines dédaignent  sortir, ce fût au-delà de mes espérances. 

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    A part quelques sorties sans gobages où je pêcherai l’eau en sèche avec succès, le reste du temps se sera de la pêche à vue, accompagnés d’éclosions massive d’éphéméroptères. Une pêche en sèche qui ressemble au coup du soir que l’on peut faire l’été, des micros insectes accompagnés de minuscules gobages que beaucoup de moucheurs ne perçoivent pas. Des coups que j’adore, qui requièrent un bon placement par rapport au poisson, un posé et une dérive irréprochable, mais aussi un bon timing au moment du ferrage puisque le poisson vient cueillir la mouche en douceur dans la pellicule, on atteint pour moi la quintessence de la pêche à la mouche, chez nous. 

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    Un vrai régal de pouvoir toucher ce genre de poisson en sèche

    /.J'adore ces ambiances de fin de saison, la plupart du temps à cette période j'arrête de pêcher sur les coups de 17h, c'est le moment où l'activité se termine. Cette année coup du soir jusqu'à 18h30, un luxe

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    Après ces belles sorties, voilà qu’arrive cette foutu fermeture, je décide de la faire le samedi et de me garder le dimanche en famille, où il y aura trop de monde au bord de l’eau à mon goût. J’arrive sur ma première rivière de la journée, pas un seul pêcheur à l’horizon, bizarre. Je comprends très vite que comme les jours suivants les poissons ne répondrons pas à mes nymphes, les belles auront le bec au vent toute la journée, dingue. Après une vingtaine de poissons, il est temps de redescendre dans la vallée, les pêcheurs commencent à pointer le bout de leur nez.

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    Je suis addicte de ces adipeuses

    /La couleur des arbres me rappelle que je ne suis pas au printemps, mais bien en fin de saison

    Me voilà arrivé sur le dernier spot de la saison, je commence comme j’en ai l’habitude à monter la canne au bord de l’eau tout en scrutant la moindre activité en surface. J’aperçois d’entrer une  brisure sur l’eau pleine aval, puis une deuxième, à chaque passage de la soie dans les anneaux s’additionne un gobage, une fois la canne montée c’est une avalanche de spents (insecte mort dérivant sur l'eau les ailes à plat) qui s’agglutinent en fin de radier ou une dizaine de poissons les attendent, gueule grande ouverte. Le genre de moment magique qui demande à gérer son impatience, comprendre la fréquence de gobages et être capable de choisir le bon poisson. Pas évident puisque je suis dans l’impossibilité d’attaquer les poissons par derrière, je dois me résoudre à pêcher pleine aval à 20 mètres. Je comprends assez vite qu’elles montent sur des Heptageniidaes, j’avais aperçu aussi un ou deux Trichoptères qui dansaient sur la berge dans face. Quand il y a beaucoup de poisson à table, je monte souvent une imitation plus grosse en taille qui n’a rien avoir avec ce qu’elles gobent sur le moment, ça permet de faire la différence. Je monte donc un sedge en CDC et me reste plus qu’à choisir un poisson placé, de belle taille, pas évident vu que j’ai le soleil de face. Après un lancer pour appréhender la distance, le second sera le bon, ma mouche sera aspirée tout en douceur, comme le ferrage. 

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    Un joli poisson de fermeture

    /Les Heptas et autres Trichos étaient à la fête

    Je fais encore quelques poissons de plus petite taille, j’en loupe aussi. Je fini sur un coup du soir où je me casse les dents, sans trouver le moyen de faire monter un poisson. Je reste quelques minutes sans pêcher pour m’imprégner une dernière fois de l’ambiance de la rivière, la saison est TERMINEE.

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    C’est ce que  je croyais. C’était sans compter sur ma petite  femme qui le dimanche matin me fila des coups pieds au cul pour que je profite des dernières heures de la saison, je dois avouer que je ne me suis pas trop fait prier pour remettre les waders dans la voiture. Arrivé sur le premier spot, je comprends très vite qu’il ne se passera rien,  je remonte en voiture, ne  me reste plus que trois heures. J’arrive sur un secteur où j’ai beaucoup bourlingué cette année, comme la veille les poissons sont actifs en surface. Je rentre quelques petits poissons toujours en sèche, je prends surtout énormément de refus sur mes dérives. Il est 17h30, me reste plus qu’un poste sympa à faire, je pêche contentieusement la veine courante en sèche qui vient lécher une falaise, rien de rien, après dix jours en sèche,  je me résous finalement à enfiler une nymphe au bout de ma pointe en 12ct. Je réitère mes dérives  à l’endroit où ma sèche est passée, toujours rien. J’envoie alors ma nymphe de l’autre côté du courant, sur ce que j’appelle un coup mort. Un endroit qui pue le Fish à plein nez,  j’ai dû y passer une centaine de fois ces dernières années sans toucher la moindre écaille. Pour la énième fois de la saison ma nymphe arrive devant l’entrée de la cavité, sur une touche anodine, ma canne se met en U, je me fais aussitôt chahuter comme dans une machine à laver. Je la bride tout le long du combat, ce que je ne fais rarement sur les gros poissons où l’anticipation est primordiale. Mais là je n’ai pas le choix vu qu’elle n’a qu’une envie, rejoindre sa tanière où mon nylon ne survivra pas. Après une sérénade de quelques secondes, qui pour moi deviennent une éternité, j’entrevois enfin son museau qui vient s’accoupler à mon épuisette, s’ensuit alors un cri de soulagement qui fait écho dans la vallée une dernière fois. 

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    Ma canne a été fabuleuse, sans elle je ne serai jamais venu à bout de cette caudale

    /Ma dernière gueule de la saison/Comme dans un rêve

    C’était ma dernière dérive de la saison, qui me donne un de mes plus beaux poissons de l’année sur ma rivière, un coup de ligne que j’ai rêvé des milliers de fois, aujourd’hui c’est juste réel. Et dire que je ne voulais pas allez à la pêche, je dois ce poisson à une seule personne, ma femme, comme quoi parfois faut les écouter.

    J’ai passé beaucoup d’autres bons moments cette année, notamment avec les potes que je remercie pour tout ce que vous m’avez apporté, une pensée toute particulière à Tof et Michel, d’autres que j’ai très  peu vue cette année avec beaucoup de regret (hein mon Mig)  se sera à corriger pour l’année prochaine, je l’espère de tout cœur l’ami…

    Je n’oublie pas non  plus les belles rencontres que j’ai pu faire, une pensée à François le Creusois, à Dom le globe-trotter, à Seb le roi de la lunette en Ebène, sans oublier Romain le Charentais (Bozel c’est à droite !!), vous m’avez régalé les gars. Sans oublier mes deux princesses à qui je prends beaucoup de temps de Mars à Octobre, un grand merci pour votre patience, je vous aime. 

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    Vivement la saison prochaine pour partager de nouvelles passes d'arme, Arvi'pa

     

     

  • Les rivières acariâtres du début de saison

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    Première adipeuse de la saison sur le Fier

    Un début humide, voir catastrophique sur le plan pêche et oui déjà trois mois que la saison en première catégorie a commencé. Entre neige tardive (23 Mai à 1300 mètres), pluie et fonte interminable, le début de cette saison se résume à une grosse et longue agonie pour le pêcheur à la mouche qui attend que les rivières deviennent à peu près praticables. Je dois reconnaitre que les pêcheurs au fouet par chez moi qui pêche de Mars à Octobre à la mouche deviennent aussi rare que l’activité de surface. Après trois années de suite sans avoir un vrai mois de Mai digne de ce nom, je comprends que certains changent de technique, voir migrent sur d’autres départements limitrophes comme le Jura. De mon côté, j’ai l’avantage de bien connaitre de nombreuses rivières qui me font rêver, de ce fait je ne peux me résigner à laisser mon fouet à la maison. Je dois aussi avouer que j’adore ces conditions difficiles où chaque sortie réserve de bonnes surprises à celui qui se donne le droit de croire à ses rêves, en voici quelques uns depuis l’ouverture du bal Mars: 

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    Lueur du jour sur une belle rivière du coin

    ;Après un nombre incalculable de gros poissons décrochés notamment une +60, enfin un premier beau poisson sur la Fillière

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    ;Si l' eau de neige n'est pas bonne pour la pêche, ce n'est pas le cas pour la photo

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     "Il est 19h, j'attaque à l'ombre une veine à 15 mètres en nymphe, l'eau de fonte gonfle la rivière. Une seule dérive décidera cette belle Autochtone du Fier, le combat dans le bouillon pleine aval restera un souvenir magique, comme la robe de la truite. Comme souvent un beau poisson arrive au moment où tu t'y attend le moins" 

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    HPas de manque d'eau en ce début de saison, une bonne chose pour les rivières et pour la prise de photo, plus compliqué pour la pêche

    .La reine du début d'année la Brune de Mars (March Brown), beaucoup d'insectes ces trois premiers mois, c'est un peu le paradoxe au vue des niveaux d'eau qui resteront hauts et qui empêchent l'activitée de surface

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    Une des rares truites prise en sèche en ce début saison

    . Après les dégâts engendrés par la crue dans la vallée de Montremont (09/09/2014) et la grosse crue vicennale (01/05/2015), le secteur de la plaine d'Alex sur le Fier a énormément souffert.Un très beau spécimen de barbeau, un poisson puissant qui procure des sensations folles avec une canne à mouche

    ."Dans une cassure après un fort courant je décroche deux poissons, au bout de trois heures de pêche je redescends sur la cassure retenter ma chance. Comme quoi il faut toujours y croire"

    /Une sortie difficile sur la Menoge avec Mig, grace à un nouveau modèle de nymphe je me sors d'une bredouille certaine

    /Un après-midi où les conditions semblaient bonnes, pourtant je toucherais qu'un seul poisson. Le nombre important de crue on permis aux truites de se gaver, du coup les poissons sortent très peu

    //J'ai rarement vu un taux de graciation aussi élevé à cette époque, certains poissons deviennent difformes comme cette truite du Nom

    ;Arvi'pa pour de nouvelles aventures dans la Yaute

     

  • Road trip en SAVOY avec Mig

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    Les Jambes sont descendues mais la tête est restée là-bas, ça aurait pu être le titre de ce CR. Effectivement après quatre jours à la découverte de rivières plus belles les unes que les autres, de campings sauvages où la douche n’a pas été fréquente, de journées longues à arpenter les berges et de soirées au bord du feu à revivre les émotions de la journée bien aidés par quelques breuvages, le retour à la civilisation a été éprouvant.  

    Dans la vie, on dit que les vrais amis se comptent sur les doigts d’une main, Mig fait parti de ceux-là, c’est un peu ma deuxième femme avec des poils en plus, le genre de personne avec qui tu partirais faire le tour du monde les yeux fermés. On s’était promis l’année dernière de faire un séjour pêche cette saison, on avait beaucoup de destinations en vue surtout en France mais aussi à l’étranger. Au vue des conditions de pêche en plaine (étiage et canicule), quoi de mieux que de prendre un peu de hauteur, le département de la Savoie est l’endroit rêver pour cela. Un département que je connais très bien pour y avoir passé tous mes week-ends lors d’une saison, où j’ai pu m’enfoncer dans chaque vallée pour y découvrir les merveilleuses rivières de cette magnifique Savoie. Mig connait aussi très bien le coin, pour l’avoir sillonné en vélo ou en randonné, mais jamais en waders. Le départ était donc donné pour un séjour à penser pêche, pêche et pêche…

    Sur la route j’étais un peu inquiet, notamment pour les conditions d’eau que nous allions rencontrer, à cette période de l’année où la fonte des glaciers bas son plein, j’étais quand même rassuré après avoir passé quelques coups de fil les jours d’avant. Je tiens d’ailleurs à remercier Stéphane L, Alex C, Julien V et Sylvain B pour les informations qu’ils ont pu nous fournir pour préparer au mieux notre séjour, comme quoi la camaraderie est encore présente dans le petit monde de la mouche. J’ai aussi une pensé pour Jean-Louis R, c’était un plaisir de le revoir, il nous a bien fait marré sur la description du parcours (pas vu les chiens!).

    Arrivés sur les lieux, mes inquiétudes du matin ont vite été effacé au vue du premier parcours, tout le séjour se fera dans une eau au couleur des rivières Slovènes, avec d’excellents niveaux.

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    Du point de vue pêche, se sera un véritable régale, des poissons en forme, très puissants, avec une belle densité sur tous les parcours, il n’y a pas eu 100 mètres de rivière où on n’a pas touché notre dose de mucus, on touchera au final quatre espèces de poisson. La pêche s’est fait la plus part du temps en nymphe, technique la plus productive sur les torrents. On a quand même trouvé quelques rivières à prospecter en sèche à plus de 1500 mètres d'altitude où les truites étaient bec au vent dans un décor somptueux. Mig de son côté s’en est vraiment bien sorti, lui qui n’est pas un habitué de la nymphe sur ce genre de rivière, a réussi de belles pêches et notamment a progressé du début à la fin du séjour. Il a d’ailleurs prit la première truite sur ce qui restera le coup de ligne de l’aventure, sur un poisson prit dans une veine puissante qui lui mettra deux énormes chandelles, le tout avec un arbre mort qui le séparait du poisson. Le bougre a aussi sorti le plus gros poisson sur la dernière veine du séjour, un magnifique ombre commun gras comme un cochon, un moment tout simplement magique pour lui et pour moi, ça restera le "Poisson" de ce Road trip. De mon côté, j’étais sur mon terrain de jeu, le genre de rivière que j’affectionne, avec pour moi aussi beaucoup de poissons, de jolis coups ligne et quelques frustrations notamment sur ce satané pool où je décroche huit ombres.

    Ces quelques jours de pêche ont été riche en rencontres, rigolades, anecdotes improbables, partages et émotions, encore beaucoup de choses à vous raconter mais le but premier de ce séjour était de se créer des souvenirs que l’on gardera égoïstement pour nous, parce que tout simplement « Les souvenirs sont ce qui nous reste du bonheur passé ».

    Je vous offre quand même quelques photos de notre Road trip au paradis, attention à vos rétines.

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    Première truite du séjour, prise par Mig

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    Un goût de calanques de cassis

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    Un coup de ligne de dingue, pour cette jolie truite

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    Une des belles truites de Mig, prise dans une petite veine où l'on fera 8 poissons

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    AVENTURE, PARTAGES, PAYSAGES, EMOTIONS, SOUVENIRS

    Cinq mots qui résume bien notre escapade

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    Celui là m'aura fait cavaler

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    Un petit Omble de fontaine prit en sèche

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    Une jolie truite très grasse et puissante comme la plupart des poissons rencontrés

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    Il y a des moments on était obligé d'arrêter de pêcher, tellement le décor piquait les yeux

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    L'ombre de Mig, combat, robe, nageoires, un poisson magique

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    Dernier poisson de l'aventure pour moi, sur un coup de ligne improbable

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    À bientôt pour de nouvelles aventures dans la Yaute.

    ARVI’ PA

     

     

  • Sortie dans les Bauges avec Tof

    Retour sur le Chéran, première sortie de la saison pour moi, accompagné de Tof remonté comme une pendule après sa belle sortie de la veille en sèche, sur un affluent de cette même rivière. Départ à l’aube pour une grosse journée pêche, la matinée se fera sur un secteur en plein milieu du parc des bauges, un parcours de gravière très linéaire qui nous mettra en jambe pour la suite. Tof qui découvre le parcours est émerveillé par le lieu, niveau pêche se sera une grosse brecouille, le Chéran est encore haut et la fonte bas son plein. Sa sentait encore la journée compliquée, on décide de partir sur un autre secteur où j’avais fait un beau poisson en sèche l’année dernière, à la même époque.

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    L'ambiance incontournable des bauges

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    Arrivé sur les lieux, je me mets en observation en attendant l’éclosion de la journée qui ne viendra jamais, je pêcherais l’eau en sèche pendant une bonne heure, je dois me rendre à l’évidence, va falloir se remettre en nymphe. Je remonte alors la rivière en sélectionnant les veines les plus propices et c’est sur la fin du parcours, sur une bordure qui ne paie pas de mine, dans vingt centimètres d’eau, que la canne plie pour la première fois de la journée. D’entrer je prends une chandelle et là je comprends que c’est du sérieux, elle me fait un beau combat sur toute la largeur de la rivière, en essayent de se faire la malle en aval puis en amont. La bagarre se terminera plus bas en plein bouillon, un épuisage à la limite du décrochage. Tof qui était tanker 800 mètres plus haut, entendra mon crie de joie résonner dans la vallée. On admire tout les deux la belle comme des gosses, un poisson vraiment très maigre, mais la robe est superbe.

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    Les sialis étaient dehors, manquait les truites bec au vent

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    La gueule de la journée

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    Une robe incroyable, pour les puristes Tof a sorti le mètre ruban des grandes occasions, un poisson autour des 55

    Pour nous remettre de ces émotions, direction le casse-croute avec des produits du cru et quelques breuvages que seul Tof a le secret. Je laisserai la canne dans le fourreau pour le reste de l’après-midi, l’objectif était que Tof fasse son poisson, il m’emmène alors dans un coin sublime que je ne connaissais pas. Le Chéran commençait à remonter, la tâche s’annonçait compliquée pour lui, des conditions qui demandent des dérives fines et précises, pas évident avec sa canne Tenkara. Mais je dois reconnaitre qu’il a énormément progressé le bougre, au niveau des dérives et de la lecture des postes, lui qui n’a attaqué la pêche que depuis 6 mois. Après plusieurs tentatives infructueuses, sur le dernier poste de la journée enfin sa canne se met à pliée, pour notre plus grand bonheur. Un joli poisson pour le secteur, il en décrochera un plus beau juste derrière.

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    En pleine prospection au Tenkara

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    Tof un mec en Or

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    La journée se finit au fin fond d’une vallée, à boire  « le café maison du Tof », un moment simple qui clôture une belle journée passée tout les deux, dans cette nature envoûtante des bauges.

     

  • Deux après-midis dans mon jardin

    Ca y est la saison a enfin débuté depuis un bon mois, comme souvent chez nous, Mars et Avril restent des mois compliqués, avec cette fontue neige et les grosses chaleurs de début Avril, ça n’a pas arrangé les choses avec des niveaux d’eau qui font le yoyo aux cours de la journée. Au point de vue personnel, j’attaque ma 22ème  saison, ça commence a usé les genoux. Une nouvelle saison, qui s’annonce compliquée pour moi à cause de pas mal de changements dans ma vie personnelle, fini les 5 à 6 jours de pêche par semaine, ça s’est réduit à quelques heures au bord de l’eau. J’en profite pour m’excuser pour toutes les demandes de rencontres que je ne pourrai pas honorer, je ferai au mieux.

    Côté pêche, pas mal de belles sorties déjà faites sur différentes rivières et nants du coin, de belles rencontres aussi, je pense à François notamment et des moments de partage avec Tof et Calou, me tarde aussi de retrouver l’ami Mig.

    Bon fini le blabla !!! Mon jardin, alias la Fillière fait partie de ces rivières que je connais comme ma poche pour les avoir pêchées pendant des années au toc. Une rivière que j’ai aussi beaucoup délaissée depuis 3 ans, à tord, pour pêcher d’autres rivières plus propices à la pêche à la mouche. Une rivière qui accueillera notamment avec le Fier et le Nom, le championnat de France seniors de pêche à la mouche fin Mai. Je compte y remettre les pieds plus souvent cette année, vu les deux jolies cadeaux qu'elle m'a offert lors de ces deux après-midis. Le premier où j’ai qu’une petite heure devant moi, comme souvent je sélectionne un parcours idéal par rapport à mon temps de pêche. D’entrer de jeu je décroche un beau poisson en sèche, sans suit cette belle autochtone prise en nymphe au fil dans une veine d’eau puissante plus en amont, un régal de robe typique de cette rivière, j’en décrocherais une autre du même gabarit juste après. Le tout sur 800 mètres de rivière, ce qui me rassure sur la densité qu’il y a encore sur cette rivière, même si certain secteurs ont vraiment souffert, il y a encore de quoi rêver.

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    Une belle gueule comme j'aime

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    Robe typique d'une autochtone de cette rivière

    Deux jours plus tard je remets le couvert, cette fois sur un autre secteur car j’ai plus de temps devant moi. Un parcours somptueux où j’alterne pêche en sèche et nymphe au fil, pendant trois bonnes heures sans résultat. Mais je connais la musique en cette période d’eau de neige où il y a très peu de poissons qui dédaignent mettre le nez dehors, cela demande une concentration de chaque instant, car le paquet cadeau peu s’ouvrir au moment où tu t’y attend pas. Et c’est ce qui s’est passé, une dérive ¾ amont très détendu et au premier passage comme souvent sur ce genre de poisson, le bas ligne se temps. Elle me met une grosse cacahuète d’entré et prend la direction des branches pleine aval, j’arrive à l’emmené rive droite ou il était plus favorable pour l’épuiser, enfin je croyais. Arrivée sur la bordure elle prend l’amont, la canne est en rupture total, j’arrive à la faire redescendre pour l’épuiser, mais elle repart de plus belle en aval, une vraie fusée incontrôlable. J’ai cru au début que je l’avais harponnée, vu la difficulté que j’avais à la contrôler. Sans suit une descente de rivière sur 50 mètres, la canne toujours cintrée en essayant de la faire passer avec difficulté à travers les branches qui bordaient la rivière. Elle rendra les armes après un beau combat, la nymphe était bien dans la gueule. Comme je disais à Tof la veille, je ne vais pas à la pêche au centimètre ça ne m’apporte strictement rien, c’est entre autre pour cela que je ne mesure jamais mes poissons. Par contre je vais à la pêche aux émotions et celle-ci d’un gabarit moindre que celle d'il y a deux jours, m’en a procuré bien plus, comme quoi ce n’est pas les centimètres qui procurent du plaisir, enfin pour la pêche !!!!

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     Secteur envoûtant

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    Affutée comme une fusée

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    Belle robe d'hybride, Picasso n'a qu'a bien se tenir

     

    Deux sorties qui m’auront aussi permis de tester deux nouveaux modèles de nymphe qui seront en test parmi d’autres pendant la saison, celles si auront le droit de se reproduire dans ma boite. Je ferais d’ailleurs une page sur le site avec différents modèles de nymphes aux cours de la saison, pour ceux qui serait intéressé.

    A bientôt pour de nouvelles aventures au bord de l’eau,  ARVI’PA !

     

  • 3H de pêche un après-midi d’été

    Comme souvent les après-midi d’été sont chauds (enfin rarement cette année…), l’activité de dame Fario se réduit alors, pour se réactiver le soir. Ce jour là, je n’ai juste que quelques heures l’après-midi pour m’amuser un peu. Je choisi comme souvent une rivière où l’altitude me permet de retrouver un peu plus de fraicheur. Arrivé au bord de la rivière l’eau est basse et fraiche, j’aperçois de suite de gros trichos qui sortent des veines prometteuses. 

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    Comme souvent sur ce genre de rivière pas de gobages en vue. Je pêcherai donc l’eau avec un joli sedges en pointe, au bout de deux dérives, une première gueule fend l’eau, pour venir prendre mon sedges goulûmant. Les prises s’enchainent sous les hêtres, énormément de truites de sorties due à la grande densité de poissons pour cette rivière. Les loupés sont aussi très nombreux, car les coquines montent très vite sur la mouche. 

    .Le genre de poisson typique du lieu

    Une pêche en sèche très sympa, qui permet de travailler techniquement sur le ferrage ou sur des dérives très courtes sans sortir la soie. Les poissons sont généralement de petite taille sur ce genre de parcours, mais quel plaisir de voir le poisson venir prendre violemment la sèche. Une bonne quarantaine de poissons seront épuisés pour une bonne moitié de louper, un vrai régale pour les yeux. Je finirai la session sur un lisse, qui m’apportera un très joli poisson, une belle surprise pour finir cette après-midi à la fraiche.

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    Une belle robe pour cette rivière

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    A bientôt pour de nouvelles aventures dans la Yaute!!!