Histoire d’un No-Kill réussi

  • Par georges74
  • Le 19/04/2014
  • Commentaires (2)

C’est l’histoire d’une fin d’après-midi d’avril sur le Fier, accompagné de mon fidèle chapeau et de mon fouet. Je décide de traquer en sèche, même si je sais déjà avant de pêcher que les conditions pour voir des gobages ne sont pas optimal, dû à la fonte des neiges qui rend l’eau très froide. Mais ce jour là, il fait beau et les niveaux sont correct pour pêcher à la mouche. Je choisi un secteur de gravière assez large, qui me permettra de traquer Dame Fario sur des bordures peu profondes. Arrivé au bord de l’eau je repère déjà quelques éclosions de Brune de mars et de Rhodani, je commence comme souvent à monter ma canne au bord de l’eau, ce qui me permet en même temps de voir l’activité sur la rivière et l’a bingo !!!

Sur la bordure dans face premier gobage, je fini vite de monter ma pointe et d’enfiler une Dark Cahill en 16. Au deuxième passage c’est pendu, pas gros, mais ça commence bien..

Je m’attends pas à revoir d’autre gobages d’ici là, je remonte alors la rivière en pêchant les bordures. Après trois heures à pêcher l’eau, toujours rien en vue. Faut être passionné et têtu pour pêcher le Fier en sèche en cette période, ce qui est mon cas..

Même si l'activité de surface est faible, le dépaysement est total

Jusqu’au moment où j’arrive sur un secteur où la rivière subi une grosse cassure en bordure, au menu amas de racine et saule en surface, le genre de poste qui réserve souvent une belle zébrée en dessert. Je repère tout de suite la bonne veine d’eau, qui passe à travers les racines où les poissons sont souvent postés juste derrière. L’eau est claire mais l’ombre des saules m’empêchent de voir s’il y a un poisson posté. J’attends quelques minutes en scrutant la veine d’eau, il y a toujours quelques éclosions en amont, mais trop faibles pour que ça gobe. Le coup de ligne n'est pas facile, les saules descendent assez bas sur l’eau et faut poser le plus proche des racines, ajouté à ça une petite bise. Au bout de six lancés (oui je sais, je suis une grosse merde), ma mouche rebondi sur une racine, pour tomber nickel au milieu de la veine d’eau. Ce que j’avais rêvé se produisit, juste à la fin des racines un bec sort de l’eau pour aspirer ma mouche. Sans suit un ferrage supersonique, elle a alors la bonne idée de filer pleine aval en ma direction, bien évidemment au moment où elle m’aperçoit, elle choisi de retourner dans les racines. Je lui injecte alors un bridage bien gras sur mon 12 centièmes. Après quelques longues chevauchées pleines amont, elle rend les armes au fond de l’épuisette. Pouahhh, je suis comme un dingue, j’y croyais plus !!!!.

Une belle autochtone typique du Fier

J’abrège assez vite les photos, pour lui rendre sa liberté. Après cette dose d’émotions, je pêcha encore deux heures sans résultat. Mais l’histoire ne s’arrete pas là, en rentrant à la maison, je poste une photo de la belle sur F….

Je reçois alors un message de Simon R. un pêcheur du coin qui m’envoie la photo d’une truite prise sur le même secteur, l’année d’avant. En comparant les deux photos on se rend compte tout les deux que c'est le même poisson. Comme le dit Simon « même sans se connaitre on a souvent des amies en commun ». Simon à surtout respecté cette truite l’année d’avant en la relâchant dans les règles de l’art (ce qui n’est pas le cas de tout le monde), il m’a alors permis de vivre de belles émotions à mon tour. En espèrant la revoir bientôt, entre de bonne mains !.

La belle dans les mains de Simon, la saison d'avant

 

 

 

Truite fario Pêche à la mouche Pêche Haute-Savoie Mouche Le Fier No-Kill Truite Autochtone Pêche sur le Fier Pêche en sèche

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Commentaires (2)

1. georges74 (site web) 09/04/2016

Merci Christian

2. Cri-Cri 09/04/2016

Très belle histoire

Bravo.

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