Parcours rivières HAUTE-SAVOIE

Quelques parcours rivières en Haute-Savoie à découvrirs

.

Je vous fais découvrir quelques parcours de pêche que je pratique régulièrement, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations (permis de pêche, règlementation, technique…). Où en allant sur le site de la fédération pêche de Haute-Savoie: http://www.pechehautesavoie.com/

 

LE FIER

.

Le Fier, d’une longueur de 71 km, est une des rivières les plus connu de Haute-Savoie. Il prend sa source au Mont Charvin (2409 m alt) où il descend la vallée de Manigod, puis celle de Thônes. Il arrive ensuite au niveau d’Annecy, où il traverse les impressionnantes gorges du Fier à Lovagny, avant de se frayer un passage en direction du pays de l’Albanais, où le Chéran vient gonfler ses eaux. Un secteur appelé Val de Fier, où il se fraye un passage dans des gorges puissantes. Il fini par rencontrer le Rhône à Motz (Sud de Seyssel), où sa puissance est telle qu’il se permet de pénétrer le fleuve dans le sens inverse du courant. La rivière est alimentée essentiellement par des eaux de pluie et par des eaux de fonte des neiges au printemps. Ces principaux affluents sont le Nom à Thônes, la Fillière à Argonay, le Thiou à Annecy et le Chéran à Rumilly. Au point de vu piscicole, on y rencontre la truite fario de souche méditerranéenne, vairon, chabot, barbeau, chevesne, perche, et quelques carpes et brochets à l’embouchure du Rhône.

Du côté des parcours de pêche, le secteur de Thônes est très intéressant, il dispose d’une bonne gestion patrimonial, on y trouve exclusivement de la truite fario de souche, voir quelques truites arc-en-ciel pour les monchus (touristes). Un secteur avec une bonne densité de poissons de toute taille (entre 25 à 40 cm). Un parcours très accessible avec des rapides et des fosses, où toutes les pêches peuvent être pratiquées. Le secteur intéressant se situe entre le pont de Tronchine et le pont de Chamossière, sans oublié de pêcher le Nom.

.

Une belle zébrée typique du Fier

En aval de Thônes, il y a le parcours le plus réputé du Fier qui ce situe entre le pont de Dingy et le pont de Morette. Le parcours à faire absolument pour les moucheurs, qui s’étend sur plusieurs kilomètres où alternent gravières et fosses favorables à la pratique de toutes les pêches. Un endroit très connu pour ses grosses truites sauvages où la densité de truites est une des plus élevée du département, au sein du quelle les sujets de +40 cm sont nombreux. Mais comme sur l’ensemble du Fier, la capture de ces poissons méfiants nécessite discrétion et finesse. Attention en aval du pont de Morette sur 1,5 Km, il y a une règlementation spécifique : une truite par jour de +35 cm, hameçon simple sans ardillon.

.

Secteur de Morette

Aux alentours d’Annecy, le Fier alterne entre secteurs de gorges et plaines, où la densité de truites reste correct, on peut y rencontrer des barbeaux de belle taille, chevesnes, voire des perches sur certains secteurs. Ne pas oublier les affluents comme la Fillière et le Thiou qui restent intéressants.

Plus en aval, de Hauteville à l’embouchure avec le Rhône, on découvre un paysage de gorges typiques du bas Fier. La densité de truites est moins importante que sur le haut Fier, même si de gros sujets hantent les lieux, il y aussi une très belle population de barbeaux, où l’on trouve des spécimens dépassant les 80 cm. Juste avant l’embouchure avec le Rhône, il y a la possibilité de rencontrer des brochets et de belles carpes. Attention pour pêcher ce secteur, le permis de pêche Haute-Savoie ne marche pas, il faudra vous munir d’un permis de la fédération de l’Albanais..

.

Une belle truite fario de souche méditérranéenne

 

 LA FILLIERE

.

 

La Fillière ou Filière est une petite rivière de 1ère catégorie, affluent du Fier qu’elle rejoint rive droite au niveau d’Argonay. D’une longueur de 24 Km, elle prend sa source au pied du plateau des Glières. Elle traverse des communes comme Usillion (la tête de bassin), puis descend sur Thorens-Glières, Groisy, Charvonnex et Argonay. Elle présente un profil pluvio-nival avec deux saisons bien marquées. Les hautes eaux se déroulent de l’automne à début avril, la particularité de cette rivière est que la température de l’eau est plus élevée que celle du Fier.

Jadis c’était une rivière très prisée en début de saison pour ses éclosions d’insectes qui pouvaient débuter dès l’ouverture, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Du point de vue piscicole, on trouve de la truite fario (souche autochtone), chabot, blageon, barbeau, chevesne et vairon. Pour ce qui concerne la truite fario, la densité a beaucoup baissée depuis 5-6 ans, sur toute la rivière, voir même des secteurs où la population est très faible voir inexistante.

.

Les belles de la Fillière

 .

 

Pour les techniques de pêche tout est possible, même si ma préférence va au toc traditionnel (appâts naturels), qui marche bien toute la saison. Pour les moucheurs, la sèche est possible même si les gobages sont rares, on privilégiera la pêche en nymphe. Pour les parcours de pêche, la tête de bassin qui se situe en amont d’Usillion, vaut le détour pour le cadre sauvage et la densité de poisson, même si les tailles reste modestes (20/25cm). En aval le parcours sous Thorens-Glières jusqu'à Groisy est à faire, pour sa beauté, il y a une belle densité de truites fario avec des spécimens de +50, la discrétion est de rigueur, les poissons sont très méfiants, sans oublié des petits affluents comme le Flan ou le Daudens.

.

Enfin, de Charvonnex à l’embouchure avec le Fier, je qualifierais ce secteur de 2ème catégorie ou alternent grandes gravières et petites gorges. La truite à pour voisinage une belle population de barbeaux de taille respectable et des chevesnes. La densité de truite est assez bonne, on peut croiser des poissons de belle taille qui remontent du Fier.

 .

 

LE CHERAN 

.

Le Chéran, d’une longueur de 54 km, prend sa source dans le massif des Bauges en Savoie, puis file en Haute-Savoie où il se jette dans le Fier. Il arrose notamment des communes comme le Châtelard, Alby-sur-Chéran et Rumilly. Pour la partie de la rivière en Haute-Savoie, il faudra vous munir d’un permis de l’ AAPPMA de l’ALBANAIS, vous ne pourrez pas pêcher avec votre permis Haute-Savoie traditionnel. Le Chéran fait partie des 10 plus belles rivières de France, avec des paysages grandioses, une rivière à pêcher au moins une fois dans sa vie.

.Des décors à couper le souffle

.Secteur de la passerelle de Cusy

Au niveau piscicole on trouve bien évidemment la truite fario (autochtones), grâce à l’AAPPMA qui pratique une bonne gestion patrimoniale. Des poissons comme le chabot, chevesne, barbeau sont présents, à noter aussi l’installation d’une population d’ombres communs (réintroduction) sur certains secteurs, qui sont protégés. Les techniques de pêche les plus adaptées sont la pêche au toc (appâts naturels, nymphe), la dandine et la pêche à la mouche, mais les pratiquants aux leurres trouveront de quoi se faire plaisir surtout s'ils pratiquent aux poissons nageurs..

En Haute-Savoie, le Chéran commence au niveau de la commune d’Allèves, un secteur appelé pont de bange, il présente une densité de poissons intéressante. Il permet la pratique de toutes les techniques de pêches, le parcours est relativement varié et les coups sont nombreux et bien marqués. En aval du pont, le Chéran rentre dans des gorges très encaissées, difficile d’accès. Puis il sort des gorges à Cusy, un secteur appelé la passerelle de Cusy. Le décor est grandiose et facile d’accès, la configuration de la rivière est propice à toutes les techniques. De belles éclosions d’éphémères y permettent la pratique de la pêche en sèche, dès le début de saison. Des truites de belles tailles sont présentes, mais se révèlent méfiantes et éduquées vu la fréquentation. Pour les leurrer une approche discrète est de rigueur. Puis en aval le parcours dit du moulin Janin est à découvrir, un secteur splendide et très sauvage.

.

.

Une belle autochtone

Le Chéran arrive ensuite à Alby-sur-Chéran, secteur du pont d’Alby. Il s’écoule dans de magnifiques gorges dont l’accès peut s’avérer difficile, mais le décor grandiose et la beauté des poissons vos le détour. Le secteur, géré de façon patrimoniale, garantit la capture de belles truites sauvages, parmi lesquelles certains spécimens atteignent +60 cm. Il héberge également une population d’ombres communs, qui se développe d’année en année. En amont du pont le parcours est en réserve active.

Puis, juste avant Rumilly, il y a le parcours de Boussy qui est en NO-KILL sur 2 km. Le Chéran alterne radiers et grands lisses. Le profil de la rivière permet notamment la pêche en nymphe à vue. A noté à côté du parcours le réservoir des Pérouses. Pour finir, à Rumilly la rivière présente un profil plus calme et élargi, qui favorise la pêche à vue (éclosions précoces en début de saison). Une zone où les truites de belles tailles partagent le cours d’eau avec des chevesnes et des barbeaux avec aussi de beaux spécimens.

.

Sans oublier de prospecter les petits affluents très bien fournis en truite fario, comme les Eparis, Néphaz, Dadon…

PS: Faites attention ou vous mettez les pieds, le Chéran est renommé pour contenir des paillettes d'or. En 1867, un gardien de chèvres trouva une pépite de 43,50 grammes.

 

 LE BORNE.

 

PAGES EN CONSTRUCTION

 

 

 

93 votes. Moyenne 4.59 sur 5.

×