L’Ombre commun en pays savoyard

Ombre commun

L'ombre commun (Thymallus thymallus, nom latin tiré de l'odeur de thym que dégage la chair de ce poisson), fait partie de ces espèces qui font rêver bon nombre de pêcheurs. On oubli jamais sa première rencontre avec ce poisson extraordinaire. Très répandu dans des rivières comme la Dordogne, le Doubs ou encore la Loue dont il a donné une renommé national pour sa pêche sportive, on peut aussi le rencontrer sur quelques rivières de Savoie et Haute-Savoie.

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Un poisson qui est très sensible à la qualité de l’eau, c’est d’ailleurs une espèce dont la survie est particulièrement menacée en France. On le trouve dans des rivières aux eaux pures et très bien oxygénées, le plus souvent sur des plats ou des radiers, sa silhouette fusiforme est très adaptée aux courants puissants. Il se nourri aussi bien en surface que sur le fond de petite larve et de crustacé, sa duré de vie très courte (4 à 6 ans) lui confère une croissance rapide. Niveau pêche, monsieur Thymallus peut être très capricieux ce qui fait aussi le charme de ce poisson souvent éduqué, il faudra généralement une approche discrète pour pouvoir espérer le leurrer. C’est un poisson qui se pêche principalement à la mouche, que se soit en nymphe (à vue ou à la roulette) ou encore en sèche, c’est le poisson gobeur par excellence et aussi en noyée sur de grand courant homogène. On peut aussi le pêcher au Toc, aux appâts naturels ou en nymphe. On utilisera le plus souvent des imitations de taille moyenne ou petite, hameçons n° 16 à 22, tout est possible suivant l’époque et les conditions de pêche. Des imitations d’émergeantes d’éphémères en cul-de-canard sont par exemple très prenantes. A l’inverse de la truite fario, l’ombre commun est particulièrement attiré par des coloris très criard, tel que le rose, le violet, le bleu ciel…

En ce qui concerne la réglementation, l’ouverture de l’ombre commun est décalée par rapport à la truite due à une ponte printanière, elle ouvre en général le troisième samedi de mai. Pour protéger certaine frayères jusqu’à l’ouverture, il est déconseillé de marcher dans l’eau pendant cette période, voire interdit sur certaine rivière, comme sur l’Ailtelène ou la Bialle en Savoie.

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SAVOIE 

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Un bel ombre commun de l'Arc

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Une gravière de la basse Isère

L’ombre commun est très bien représenté dans ce département, dû à un effort considérable de la fédération de pêche de Savoie qui a mis un plan de repeuplement et de restauration du milieu, qui porte ses fruits. Les populations sont aujourd’hui stabilisées et la densité est très bonne, la fédération a aussi introduit l’ombre commun sur certain secteur où il n’était pas naturellement représenté comme l’Arc à Termignon par exemple. Le panel de rivière pour le rencontrer est très large, ça va de la basse Isère et ses affluents (L’Aitelène, La Bialle, Le Gelon, L’Arly, Le Gargot et le Glandon) ou encore une rivière comme le Guiers. Il y a aussi le mythique Vieux Rhône, classé en 2ème catégorie du domaine public, qui permet la pêche de l’ombre en arrière-saison, après la fermeture de la 1ère catégorie et ce jusqu’au 31 Décembre. Je vous conseille de découvrir la plaquette de la fédération de pêche de Savoie, qui donne beaucoup d’information sur l’Ombre commun dans le département, dont les linéaires de présence de l’ombre sur toutes les rivières que je viens de citer.

Plaquette ombre commun en Savoiee: http://www.savoiepeche.com/storage/fichiers/plaquette_ombre_commun.pdf

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Un secteur très rectiligne et boisé sur l'Aitelène

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Un bel ombre commun d'un affluent de l'Isère

 


HAUTE-SAVOIE

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Ombret de l'Arve

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Un pool sur un affluent de l'Arve

 

Pour le département de la Haute-Savoie, l’ombre commun a quasiment disparu dans les années 50. Il y a eu une tentative de réintroduction, il y a quelques années sur le bas Fier (Bassin naturel de l’ombre) et la basse Fillière, mais la population n’a pas réussi à s’implanter et à fini par disparaitre. Du côté du Chéran (Bassin naturel de l’ombre aussi), l’AAPPMA de l’Albanais a réintroduit l’ombre commun à partir de poissons issus du Rhône. La densité est encore très faible, mais la population s'installe progressivement sur le Chéran. Pour trouver monsieur Thymallus en Haute-Savoie, il faudra plutôt se diriger sur l’Arve et ses affluents (Basse Menoge). La densité d’ombre sur l’Arve est très bonne, les gros sujets ne sont pas rares, seul bémol cette rivière n’est réellement pêchable que 4 à 12 semaines dans l’année. En espèrant qu’elle ouvre un jour d’Octobre à Décembre, comme sur le Vieux Rhône.

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Un bel ombre de la menoge, pris par Mig (http://migflyfishing.wordpress.com/)
.Julien en pleine prospection sur l'Arve



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Commentaires

  • Pascal Grillet
    Merci pour cette petite news, une petite précision l'ombre du Chéran a été réintroduit en 1997 à partir de poissons de la rivière d'ain principalement avec très peu d'individus et pendant 3 années. depuis 2000, plus aucune introduction, il s'est installé de la confluence avec le Fier (quelques uns se retrouvent sur le Bas Fier à l'aval de vallières) jusqu'au pont de l'abime.La population est stable, le reproduction fonctionne sur tout ce linéaire (pêches électriques qui confirment). Une étude génétique réalisée par la fédération de Haute-Savoie a confirmé qu'une seule population est présente avec des marqueurs qui confirment l'origine de la souche comme provenant du bassin Doubs/Allaine. Les poissons ont une superbe robe comme ceux que Fred Leray a pris cet automne vers rumilly https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10204221793601358&set=p.10204221793601358&type=1&theater,...
    • georges74
      Salut Pascal, merci pour toutes ses informations très intéressantes.

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