BLOG Yaute Pêche

  • 3H de pêche un après-midi d’été

    Comme souvent les après-midi d’été sont chauds (enfin rarement cette année…), l’activité de dame Fario se réduit alors, pour se réactiver le soir. Ce jour là, je n’ai juste que quelques heures l’après-midi pour m’amuser un peu. Je choisi comme souvent une rivière où l’altitude me permet de retrouver un peu plus de fraicheur. Arrivé au bord de la rivière l’eau est basse et fraiche, j’aperçois de suite de gros trichos qui sortent des veines prometteuses. 

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    Comme souvent sur ce genre de rivière pas de gobages en vue. Je pêcherai donc l’eau avec un joli sedges en pointe, au bout de deux dérives, une première gueule fend l’eau, pour venir prendre mon sedges goulûmant. Les prises s’enchainent sous les hêtres, énormément de truites de sorties due à la grande densité de poissons pour cette rivière. Les loupés sont aussi très nombreux, car les coquines montent très vite sur la mouche. 

    .Le genre de poisson typique du lieu

    Une pêche en sèche très sympa, qui permet de travailler techniquement sur le ferrage ou sur des dérives très courtes sans sortir la soie. Les poissons sont généralement de petite taille sur ce genre de parcours, mais quel plaisir de voir le poisson venir prendre violemment la sèche. Une bonne quarantaine de poissons seront épuisés pour une bonne moitié de louper, un vrai régale pour les yeux. Je finirai la session sur un lisse, qui m’apportera un très joli poisson, une belle surprise pour finir cette après-midi à la fraiche.

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    Une belle robe pour cette rivière

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    A bientôt pour de nouvelles aventures dans la Yaute!!!


     

     

     

     

     

     

     

     











     

  • Mig une rencontre virtuelle qui se transforme en une amitié réelle

    C’est une des belles rencontres de cette année que j’ai pu faire, en la personne de Mig, que je vais vous parler. On s'est rencontrés en début d’année sur les réseaux sociaux, Mig pêcheur aux leurres confirmé, m’a contacté pour avoir des infos sur cette superbe technique, qu’est la pêche à la mouche. Comme beaucoup de personnes cette pêche le fait rêver depuis plusieurs années, avec son regard de néophyte cette technique lui semble inabordable. J’ai tout de suite senti en lui une grande détermination à découvrir cette pêche, quand il m’a dit qu’il commençait à monter des mouches alors qu’il ne savait pas encore fouetter, ça sentait le grand passionné. Je l’ai alors dirigé vers mon ami Yann guide de pêche, pour qu’il lui donne les clefs du paradis. Ca été chose faite avec deux journées de guidage, où il a pu entrevoir la magie de cette pêche. Yann lui a transmis tout son savoir et surtout cette passion pour cette pêche. Après avoir reçu les bases, Mig s’est lancé tout seul sur ses petites rivières du côté de chez lui, les premières truites en sèche ne se sont pas fait attendre. Lors de ses sorties avec Yann, il a aussi découvert une rivière qui l'a envoûté tout comme moi, cette rivière est le Fier. Mais le Fier à la mouche est une rivière très exigeante, mais c’est aussi un bon terrain de jeu pour progresser. On s’est alors recontacté, car il avait une envie folle de continuer à découvrir cette belle rivière. Je lui ai fait découvrir d’autres secteurs plus beaux les uns que les autres, d’autres rivières aussi, il a pu goûter au barbeau au fouet, pêche toujours intéressante pour se perfectionner à la nymphe au fil. Plusieurs sorties se sont alors succédées, à traquer dame fario, des journées de 13/14 heures de pêche, avec à la clef des coups du soir interminables, où je suis obligé de l’extraire de la rivière tellement il est a fond, à pêcher chaque rond qui apparait à la surface de l’eau. A savoir que Mig habite à plus d’une heure et demi de chez moi, quand tu pêche jusqu’à 22h30/23h et qu’après il faut encore te taper la route, faut vraiment être mordu..

    Un des postes envoûtant du Fier que Mig à découvert.

    Toujours impressionant le barbeau au fouet


    A chaque fois que j’emmène une personne au bord de l’eau, suivant les conditions, le niveau du pêcheur et surtout la pêche qu’il veut pratiquer, j’essaie de faire du sur mesure. Le but est que l’on passe une bonne journée, mais surtout que le pêcheur qui vient me rencontrer, se régale. Ca a été chose faite lors de cette session, où je lui est fait découvrir le Pays de Fées, un secteur où il s’est régalé en sèche en faisant beaucoup de poissons dans un décor de rêve.

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    Ce jour là le chapeau est tombé amoureux de la casquette, pas d'ambiguïté entre moi et Mig on est mariéRigolant

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     Un joli poisson pour moi

    Mig c’est surtout un pêcheur très curieux, qui s’intéresse à tout, des compétences obligatoires pour devenir un bon moucheur. Je suis subjugué par sa manière de repartir de zéro à son âge (on ne dirait pas comme ça, mais Mig est très très vieuxLangue tirée), il est a fond tout le temps, une envie débordante de progresser, à pêcher le moindre gobage qui s’offre à lui. Quand je vois qu’il a commencé la mouche que depuis 5 mois, il a un super niveau. Je dois reconnaitre que je suis un peu jaloux de son revers et aussi de sa boite de sèche qui ferait pâlir beaucoup de moucheurs, des mouches montées avec beaucoup de minutie et de talent. Il a aussi un talent caché, sa grande connaissance en ornithologie, j’hallucine à chaque fois lorsqu’il me sort le nom d’un piaf, caché à 50 mètres dans un arbre. Tout y passe, le nom de l’espèce, l’habitat, le pays de migration, son sexe, voir parfois la taille du sexe du piaf, n’en je déconne enfin juste un peuClin d'œil.

    Lors de nôtre dernière sortie, j’ai encore pu constater qu’il progressait à vitesse grand V. Je lui avais préparé une matinée sur un affluent du Fier. Deux secteurs très beaux, malheureusement côté pêche à part quelques poissons ce n’était pas la fête, pourtant on avait de très bonne conditions, mais les poissons n’étaient pas dehors, aller savoir pourquoi..

    Un joli secteur du matin.

    Mig en sèche sur une belle gravière

    Après le partage d’une petite collation, qui aura du mal à passer, puisqu’on verra trois personnes pêcher à la main devant nous, de quoi avaler le saucisson de traversCriant.

    L’après midi fût plus sympa, avec de beaux poissons sur le Fier pour Mig toujours en sèche. Il fera d'ailleurs un carton sur un petit affluent du Fier, où les truites sont très gobeuses, mais pas faciles car elles montent très vite sur la mouche (des vrais speedy gonzales), un secteur intéressant pour progresser au niveau du ferrage. De mon côté, j’étais en nymphe tout l’après-midi, j’avais pris cette journée pour tester des nymphes d’été, que j’avais confectionné. Je recherche depuis plusieurs saisons, le bon modèle de nymphe qui pourrait faire la différence en période d’étiage. Je pense enfin avoir trouvé le bon modèle, les résultats sont très positifs avec deux poissons de plus 40 cm en deux sorties. Avec notamment cette après-midi là, un poisson décroché sous les yeux de Mig en plein courant, certainement le plus gros poisson de la saisonDéçu.

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    C'est aussi ça la pêche, un bon casse croute.

    Mig en pleine prospection, à l'affût du moindre gobage

    Mais cette après-midi là restera gravé dans ma mémoire, j’ai réalisé un rêve, pêcher mon premier requin à la mouche. Ca a été très rapide, je lève la tête et là je vois la bête dériver dans la veine d’eau pleine amont. Sans chercher à comprendre, je l’attaque avec ma pointe en 12 centièmes, le combat fût bref, mais intense, du pur bonheur.

    .Mon premier SHARK à la mouche

    Comme d’habitude la journée se termine par un coup du soir, après avoir scruté l’eau pendant 1 heure, on sent tout les deux que l’activité de surface, va être faible. Je suis toujours déçu pour Mig dans ces moments là, lui qui fait beaucoup de kilomètres pour venir pêcher chez moi. C’est aussi ça que j’aime chez lui, il positive tout le temps et ce que j’apprécie le plus c’est qu’il sait apprécier les moments passé au bord de la rivière à sa juste valeur. Je décide alors de faire quelques bordures en nymphe, au bout de trois dérives, une jolie dame sortira des entrailles du Fier, Mig m’épuisera le poisson car j’étais limite avec ma pointe en 12 centième. Un poisson qui viendra clôturé en beauté cette belle journée, même si j’aurai préféré que se soit Mig qu’il le fasse, ce sera pour la prochaine fois je l’espère..

    Pas de gobages, mais quelle ambiance, Mig sait apprécier ces moments là

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    Ce coup du soir avait un parfum de Slovénie.

    Les nymphes d'été ont encore frappé

    Au fil des sorties, j’ai découvert une personne très simple, généreuse, avec beaucoup d’humour, le chambrage est d’ailleurs de rigueur entre nous. Les conneries que j’ai écrit sur lui ultérieurement sur son âge et le sexe du piaf sont fausses, Mig n’est pas vieux loin de làClin d'œil, il y a qu'a le voir attaquer un gobage avec la fougue d’un gamin de 10 ans. On a surtout découvert qu’on avait la même approche de la pêche et la passion pour cette belle nature qui nous entoure. Du coup d’autres sorties sont prévues, notamment sur son paradis du côté de chez lui et il y a aussi un projet de voyage en préparation pour l’année prochaine, affaire à suivre !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Première sortie sur le Chéran

    Comme le titre l’indic, c’est ma première de la saison sur cette belle rivière. Un peu marre de pêcher l’eau sur le Fier, à l’inverse le Chéran est plus précoce niveau gobages en début de saison. Je choisi un secteur de gravière, l’eau est basse et cristalline, le temps est changeant avec une petite brise, le top pour que ça gobe. Arrivé sur la première gravière, les March Brown sont bien là, bizarrement après trente minutes à scruter la moindre activité de surface, pas une dorsale à l’horizon. Pourtant sur la bordure dans face ça dégueule d’insecte, des fois faut pas chercher à comprendre. Je file alors sur la gravière suivante, à peine arrivé, je repère déjà un gobage. Je me mets alors en mode sioux au ras des cailloux. Après quelques minutes, l’éclosion s’intensifie, les poissons se mettent à table, à mesure que les insectes défilent dans les veines d’eau, les gobages se multiplient. En regardant mon gilet je me rends compte qu’il est couvert d’insectes, le genre d’instant que tout moucheur rêve de vivre, dans ces cas là tu as la sensation d’être invité par la rivière à un spectacle, reste à y participer..

    Les Rhithrogena germanica étaient aux rendez-vous

    Comme souvent les riquettes rentrent en scène les premières, j’attends. Généralement les belles prennent leur billet pour le spectacle assez vite. Mais faut pas trainer, l’éclosion va pas durer longtemps, je commence à avoir le poignet qui me démange. Les poissons sont vraiment très regroupés, je sais que la première qui sera pendu, fera fuir les autres, va falloir sélectionner. Sur la bordure d’en face en amont, je repère ce que j’étais venu chercher, elle gobe frénétiquement, dorsale au vent. Je décide d’attendre encore avant de l’attaquer, car il y a quatre riquettes qui gobent comme des folles entre moi et elle. Le genre d’instant où tu demande s’il faut patienter, par peur de passer à côté. Mais à qui s’est attendre tout vient à point, quelques minutes plus tard, je l’aperçois dix mètres plus bas en plein milieu de la gravière, pile en face de moi. Je l’observe gober, même si elle se gave, je vois rapidement qu’elle sélectionne les insectes. Je change alors mon imitation de March Brown, pour une émergente plus dense, qui pêche plus bas dans la pellicule. Première dérive, pendu !!!!

    Un peu déçu du combat, à part un gros rush sur ma pointe en 12 centième, elle rend vite les armes, mais qu’elle est belle la coquine..

    Une gueule comme j'aime.

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    Une robe incroyable, elle a dû manger un Martin-pêcheurRigolant

    Après l’avoir remise délicatement dans son élément, l’éclosion est terminée. Je filai sur d’autres secteurs, avec quelques riquettes à la clef, mais les gobages se raréfient pour disparaitre totalement, il est temps de rentrer...

     Même les March Brown craquent pour cette mouche

    Moi qui déteste le mois d’avril, cette année je suis gâté, comme quoi chaque saison ne se ressemble pas. Je fini la semaine comme elle avait commencé avec ce beau poisson sur le Chéran, sans oublier la belle rencontrée 3 jours avant sur le Fier. En épuisant ce poisson, j’ai eu une pensée pour mon ami Yann pêcheur et guide de pêche de grand talent qui voue une grande passion pour la pêche à la mouche, (chez Yann c’est ici: http://www.auboutdelasoie.com/contact.htm) c’est lui qui m’a donné les clefs du paradis, il y a quelques années, j’applique toujours ses conseils à la lettre. Je te dédicace cette belle semaine mon ami !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Histoire d’un No-Kill réussi

    C’est l’histoire d’une fin d’après-midi d’avril sur le Fier, accompagné de mon fidèle chapeau et de mon fouet. Je décide de traquer en sèche, même si je sais déjà avant de pêcher que les conditions pour voir des gobages ne sont pas optimal, dû à la fonte des neiges qui rend l’eau très froide. Mais ce jour là, il fait beau et les niveaux sont correct pour pêcher à la mouche. Je choisi un secteur de gravière assez large, qui me permettra de traquer Dame Fario sur des bordures peu profondes. Arrivé au bord de l’eau je repère déjà quelques éclosions de Brune de mars et de Rhodani, je commence comme souvent à monter ma canne au bord de l’eau, ce qui me permet en même temps de voir l’activité sur la rivière et l’a bingo !!!

    Sur la bordure dans face premier gobage, je fini vite de monter ma pointe et d’enfiler une Dark Cahill en 16. Au deuxième passage c’est pendu, pas gros, mais ça commence bien..

    Je m’attends pas à revoir d’autre gobages d’ici là, je remonte alors la rivière en pêchant les bordures. Après trois heures à pêcher l’eau, toujours rien en vue. Faut être passionné et têtu pour pêcher le Fier en sèche en cette période, ce qui est mon cas..

    Même si l'activité de surface est faible, le dépaysement est total

     

    Jusqu’au moment où j’arrive sur un secteur où la rivière subi une grosse cassure en bordure, au menu amas de racine et saule en surface, le genre de poste qui réserve souvent une belle zébrée en dessert. Je repère tout de suite la bonne veine d’eau, qui passe à travers les racines où les poissons sont souvent postés juste derrière. L’eau est claire mais l’ombre des saules m’empêchent de voir s’il y a un poisson posté. J’attends quelques minutes en scrutant la veine d’eau, il y a toujours quelques éclosions en amont, mais trop faibles pour que ça gobe. Le coup de ligne n'est pas facile, les saules descendent assez bas sur l’eau et faut poser le plus proche des racines, ajouté à ça une petite bise. Au bout de six lancés (oui je sais, je suis une grosse merde), ma mouche rebondi sur une racine, pour tomber nickel au milieu de la veine d’eau. Ce que j’avais rêvé se produisit, juste à la fin des racines un bec sort de l’eau pour aspirer ma mouche. Sans suit un ferrage supersonique, elle a alors la bonne idée de filer pleine aval en ma direction, bien évidemment au moment où elle m’aperçoit, elle choisi de retourner dans les racines. Je lui injecte alors un bridage bien gras sur mon 12 centièmes. Après quelques longues chevauchées pleines amont, elle rend les armes au fond de l’épuisette. Pouahhh, je suis comme un dingue, j’y croyais plus !!!!.

    Une belle autochtone typique du Fier

    J’abrège assez vite les photos, pour lui rendre sa liberté. Après cette dose d’émotions, je pêcha encore deux heures sans résultat. Mais l’histoire ne s’arrete pas là, en rentrant à la maison, je poste une photo de la belle sur F….

    Je reçois alors un message de Simon R. un pêcheur du coin qui m’envoie la photo d’une truite prise sur le même secteur, l’année d’avant. En comparant les deux photos on se rend compte tout les deux que c'est le même poisson. Comme le dit Simon « même sans se connaitre on a souvent des amies en commun ». Simon à surtout respecté cette truite l’année d’avant en la relâchant dans les règles de l’art (ce qui n’est pas le cas de tout le monde), il m’a alors permis de vivre de belles émotions à mon tour. En espèrant la revoir bientôt, entre de bonne mains !.

    La belle dans les mains de Simon, la saison d'avant

     

     

     

     

  • Jérôme découvre le Toc à la Nymphe

    Je reçois énormément de messages de pêcheurs, qui s’interrogent sur cette technique, nouvelle pour beaucoup. J’essaie toujours de répondre au mieux, à toutes les questions posées, même si ce n’est pas toujours évident, c’est plus simple d’expliquer la bonne dérive au bord de l’eau que devant un écran d’ordinateur. Je rencontre pas mal de pêcheurs chaque saison, pour leur montrer cette technique, très efficace.

    C’est donc comme ça que j’ai fais la rencontre de Jérôme, pêcheur à la mouche et au leurre confirmé, qui se posait beaucoup de questions sur cette pêche, j’ai alors organisé un petit après-midi pour lui. Pour lui donner des réponses à ses questions et aussi lui permettre d’être autonome avec cette technique. Il se posait aussi une autre question, comment j’arrivais à prendre des barbeaux juste en bas de chez lui, alors qu’il n’en avait jamais aperçu. La rencontre se fis donc au pied de sa terrasse, avec pour objectif lui faire prendre un barbus au Toc en nymphe. Les premières minutes sont consacrées à l’aspect du montage, choix du nylon, canne, moulinet, potence, nymphe à utilisés. Les questions fusent : « Pourquoi tu n’utilises pas de plombs, quel indicateur de ligne utilises-tu… »

    Ensuite on passe à la partie dérive, je lui montre les différentes possibilités, la tenue de la canne…

    Je le laisse se faire la main avec ma canne sur un petit lisse en contre bas. Puis je lui dis qu’on va passer aux choses sérieuses. Les barbeaux sont ici, entre le bloc et la veine d’eau, je le sens très sceptique à ce moment là. Je lui reprends la canne et lui montre la bonne dérive à effectuer. S’ensuit un ferrage, je lui passe alors la canne. Je le sens un peu perdu avec cette nouvelle canne plus longue et se bougre de barbeau  lui fait la misère. Je lui reprends la canne pour lui rectifier la tenue du poisson, mais il se décroche. Arrfff !!!

    On débriefe le coup de ligne, il est très étonné car il n’a pas du tout vu la touche. Je recommence alors, dérive, ferrage, je lui repasse la canne et le laisse se débrouiller, malheureusement le poisson se décroche de nouveau. Je le laisse alors faire les dérives lui-même, après quelques minutes, ferrage, bagarre de fou, épuisage d’un joli barbeau. Je le sens très heureux, il est surpris par le flux d’émotions que se poisson lui à procuré avec cette technique. Il devient alors plus a l’aise, après quelques décrochés, il enchaine les poissons avec beaucoup de facilité et de plaisir.

    .Pliage de carbone

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    Un pêcheur heureux

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    On essaiera aussi de faire sortir Dame Fario, mais elle n’a pas voulu jouer avec nous cet après-midi là. Il y a aussi eu cette touche rocambolesque, où Jérôme casse sur un poisson quelques minutes avant, le barbeau part avec tout, rigoletto, nymphe. Je reprends alors la canne et sur une touche bizarre, je ferre. Je me rends contre très vite que je n’ai pas ferré le poisson mais mon rigoletto de tout à l’heure. Avec la main je récupère le nylon et le poisson se décroche, mais cette fois sans nymphe et rigoletto. Un fou rire s’ensuit avec Jérôme, sur ce coup de ligne improbable.

    .Un petit barbus pour moi en fin de journée

    La nuit tombe, sur une belle rencontre avec un mec vraiment gentil et une très bonne mentalité, on projette déjà de faire une autre sortie ensemble. Affaire à suivre !!!

     

     

     

     

  • Emotions de Mars

    Enfin le début d’une nouvelle saison, j’en avais vraiment besoin, quel plaisir de retrouver la rivière. Cette année pas d’article sur l’ouverture, même si je l’ai fait (faut pas déconner quand même), avec deux poissons à la clef en ruisseau. Puis quelques sorties plus où moins réussi, dont ma première Dame en sèche sur le Fier, toujours un moment particulier de la saison pour moi.

    Mais ma plus belle journée aura été ce Dimanche 2 Mars où je suis devenu papa pour la première fois, quel bonheur !!!

    Comme vous pouvez l’imaginer en ce moment, je suis plus dans les couches et les biberons (Hein Brice F… tu m’avais prévenu pour tant), que dans le montage de mouches ou la traque de Dame Fario. J’arrive quand même à m’octroyer quelques heures de pêche, j’ai la chance d’avoir une femme en Or.

    Je planifie donc une petite sortie sur les Usses, après une journée de boulot bien remplie. Je choisi cette rivière, car les niveaux d’eau étaient très bon et que la température de l’eau est plus élevée en début de saison que sur d’autres rivières. J’ai une attache particulière avec ce cours d’eau, puisque c’est à ces côtés que j’ai vécu mes premières émotions au bord de l’eau, il y à déjà vingt ans. J’ai donc deux heures devant moi pour me faire plaisir, dans ces cas là où j’ai très peu de temps, je vais à l’essentiel. Je choisi de pêcher au toc en nymphe vue la pauvreté des éclosions cet après midi là, je sélectionne les veines d’eau déjà dans ma tête, avant d’arriver au bord de l’eau, d’où l’importance de bien connaitre les secteurs de la rivière que l’on va  pêcher. Je commence à pêcher une veine sur une bordure ça sent la blanchaille. Ca manque pas, je taperais 2 beaux barbeaux, pliage de carbone assuré, j’adore ce poisson..

    Des barbeaux bien gras pour ce début de saison.

    J'adore ce poisson, que je trouve très beau, qui procure toujours de beaux combats

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    Puis je pars sur des veines d’eau plus propice à Dame Fario, même si je n’y crois pas trop vu la densité en baisse sur cette rivière depuis plusieurs années, ça va être dur. Mais y a des jours où tu sens la pêche, c’est comme ça. Tu choisis les bonnes mouches, tu fais de belles dérives, tu t’accroche pas comme une grosse merde sur le fond et surtout la chance te sourie. Verdict deux  truites, dont une belle. Arrff !!! Ca fait vraiment plaisir de toucher un poisson comme ça sur les Usses. C’est la preuve, que la vie est toujours présente sur cette belle rivière, qui a tellement subi de déboires..

    Une seule dérive aura suffi pour faire sortir cette belle, sur ma nymphe

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    Une belle autochtones, avec une robe étonnante pour cette rivière

    Au final j’ai passé deux heures, avec le bruit de la rivière, une lumière fantastique sur l’eau, le Loxus qui siffle, le carbone qui plie, du mucus plein les mains =  Beaucoup de plaisir !!!!

    Sans oublier une des premières belles rencontres de l’année au bord de l’eau. Manu, que j’ai rencontré en sortant de la voiture, une personne très sympa, simple comme j’aime. On n’a malheureusement pas pu trop discuter, mais j’ai senti sa passion dans ces yeux. Avec un petit message sur mon site, que j’ai trouvé en rentrant qui m’a fait très, très plaisir !!! Manu ne t’inquiète pas, on va se revoir, avec grand plaisir.

    Ps : Jérôme la prochaine fois, que je vais sous le pont je t’appel pour l’apéro !!!!

    Arvi'pa !!!

     

     

     

     

     

     

  • Retour à Barouchat

    Enfin le retour au bord de l’eau, plus d’un mois que je n’avais pas mis la canne dans la main, ça commençait à piquer un peu. Du coup j’organise une petite sortie à Barouchat (Réservoir à Bourgneuf en Savoie) avec Brizon. Ca faisait depuis le mois de Juin qu’on n’avait pas pêché ensemble, c’est toujours un plaisir de le retrouver le « gamin » pour notre première sortie de la saison en réservoir.

    Arrivés sur les lieux à l’aube, première bonne surprise on est les premier, ce sera quasiment le cas toute la journée, avec une fréquentation de pêcheurs, très faible. Ce qui est assez rare pour ce plan d’eau, où la fréquentation est très élevée. Niveau pêche le point négatif est toujours le même pour Barouchat, c’est la mauvaise répartition des poissons, comme d’habitude les fishs sont regroupés dans l’anse au fond du réservoir. La pêche est donc moins attrayante à mon goût, autre point négatif comparer à la saison dernière c’est la taille des poissons qui à nettement diminuée, surtout pour les Aguabonita. Je vous rassure, il reste toujours des belles pièces, mais moins nombreuses.

    La preuve en image


    Aux niveaux des points positifs, c’est une grosse activité de surfaces dès le matin, qui nous permettra de nous régaler en sèche, assez surprenant à cette période. Les poissons s’enchainent pendant 2 heures, un vrai régale, puis l’activité baisse d’un coup. On pêchera le reste de la journée entre deux eaux, avec des nymphes pour ma part et des streamers pour Brizon, avec de très bons résultats.

    L' atmosphère envoûtante du matin 

    Une belle bleue du matinBrizon avec une des nombreuses bleue de la journée

    La taille des poissons pris dans la journée, tourne autour des 40/50 cm, je t’apperai deux jolis poissons de plus de 60 cm en nymphe à vue et Brizon décrochera le poisson de la journée. Une Arc-en-ciel monstrueuse, estimée aux alentours des 80 cm. On finira par un joli coup du soir en sèche, avec une grosse activité de surface qui nous poussera à pêcher jusqu'à l’obscurité.

    Une bûche de l'après-midi 

    Une belle truite prise par Brizon avec une Mulétor Rose de chez "La boite à Mouche". La mouche de la journée

     

    Encore une belle journée, avec 10 heures de pêche passées avec l’ami Brizon qui se termine. A refaire très vite.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Esturgeon d’un mètre à la mouche

    De passage dans le Gard pour la fin des vacances, où j’ai très peu pêché. La canne commençait à être en manque dans le coffre de la voiture. Du coup pour la soulager, je décide de lui préparer une sortie sur un petit réservoir que j’avais découvert au printemps. Un lieu vraiment sympa, où je mettais éclaté en sèche sur de belles truites combatives. Cette première sortie m’avait permis de découvrir que le réservoir contenait trois beaux esturgeons d’un mètre, par crainte d’abimer le matos je n’avais pas osé les tenter. Le propriétaire du site m’avait dit que trois pêcheurs avaient déjà réussi à en ferrer, mais sans jamais arriver à en sortir un. Je mettais alors promis d’y retourner pour essayer dans faire un, chose dite chose faite. .Me voilà arrivé sur le site, je découvre alors que l’eau est vraiment teintée, du apparemment aux carpes qui fouillent le fond, la pêche à vue va donc s’annoncer compliquer. Je pêche une bonne heure en nymphe, sèche, sur les quelques poissons que je vois en surface, avec de bons résultats. J’aperçois de temps en temps des grosses taches noires collées sur le fond qui se déplacent, ça sent le caviar. .

    Je décide de monter une grosse nymphe lourde, après plusieurs tentatives, sans résultat. Ils sont malins les bougres, j’avais surtout du mal à voir ma nymphe, vu la couleur de l’eau, des fois je ne savais pas si je lançais devant la gueule ou la queue du poisson. Le bordel quoi !!!

    Je retourne alors m’amuser sur quelques truites sur l’îlot centrale du réservoir, jusqu’au moment où j’aperçois un gros esturgeon le long de la berge d’en face, l’eau est plus clair. C’est ma chance, j’enfile vite une pointe en 16 ct, oui je sais c’est un peu léger, mais c’est le plus gros que j’avais… J’opte pour un streamer assez fin mais lourd, je lance alors à trois mètres devant le poisson à l’endroit où j’espère qu’il passera. Le streamer se pose sur le fond, le poisson arrive pile dessus, petite animation, aspiration, ferrage, pendu, non de dieu !!!

    Sans suit un rush de dingue, je me dis alors qu’avec ma pauvre 9 pieds soie de 5, je ne pèse pas lourd, va falloir vite abréger le combat. Le problème c’est que mon épuisette est bien évidemment trop petite et le seul moyen de le sortir à la main est de l’emmener dans l’anse, au fond du réservoir. Va falloir ruser, j’arrive tant bien que mal à lui faire prendre la bonne direction. Et au moment où je suis sur la passerelle pour retourner de l’autre côté, il en profite pour passer dessous. Je suis coincé comme un con sur la passerelle, la soie file entièrement dessous, je le bride à mort, la canne est à la limite de la rupture. Après quelques secondes, qui durent des minutes, il décide enfin de faire demi-tour. Cette fois je peux enfin traverser sans encombre.

    .La fameuse passerelle

    Il reste un dernier obstacle à passer, une barque qui sert à laver le fond du réservoir muni de griffe, aie, aie !!! Au vu de la barque, il essaie de s’enfiler dessous, je suis obliger de monter dessus pour lui en dissuader, sans suis une belle chandelle, pas content le coco. Il a alors la bonne idée d’aller se coller au fond de l’anse, seul problème la barque se casse avec moi dessus. Je tente alors un triple saut à la Teddy TAMGHO, qui me sauve d’un voyage au milieu du plan d’eau. .

    A gauche, la barque où il a voulu me la faire à l'envers

    Me voilà enfin dans l’anse, je le bride toujours comme un fou, j’ai franchement l’impression d’être accroché à un Saint Bernard avec une laisse pour yorkshire. Pendant plusieurs minutes, il suce le fond comme un barbeau en essayant de filer dans les roseaux. Et subitement, il dépose les armes, je l’emmène tant bien que mal près du bord, il est cuit. Au moment où je le sors de l’eau, le streamer se décroche tout seul, ouf c’était limite. Il m’en aura fait voir de toutes les couleurs, j’ai eu beaucoup de chance de le sortir, vu le matos que j’avais entre les mains. Du pur bonheur, un poisson magnifique, mon premier esturgeon, métré en plus, après quelques photos je le remets vite dans son élément..

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    Pour se rendre compte de la puissance du poisson, y'a cas voir la taille de la nageoire pectorale

    .Une vrai tête de dinosaure

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    L’après midi se termine après ces belles émotions et la rencontre de Rémy LOYE, un pêcheur d’une grande gentillesse, rencontré auparavant sur les réseaux sociaux, le monde est petit.

    Les vacances se terminent bien, il est temps de rentrer dans la Yaute…

     

     

     

     

     

     

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